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Autisme: les droits fondamentaux restent mal respectés

Les parents d'enfants autistes, en mars 2013, à Paris.

Les parents d'enfants autistes, en mars 2013, à Paris. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

D'après une étude publiée à l'occasion de la journée mondiale de l'autisme, les personnes autistes ont plus de difficultés à être accompagnées, sont plus victimes de mauvais traitements et ont difficilement accès aux équipements ou aux transports.

La journée mondiale de sensibilisation à l'autisme est une nouvelle occasion de mettre en lumière ce trouble, qui affecterait un enfant sur cent en France. Selon une enquête récente du collectif autisme, les victimes n'ont majoritairement pas accès aux droits fondamentaux.

77% des enfants autistes n'ont pas accès à un accompagnement adapté. Et pour ceux qui y ont accès, 69,8% des parents doivent financer tout ou partie de cette éducation, précise l'étude.

L'autisme est un trouble envahissant du développement qui se manifeste notamment par des difficultés à établir des interactions sociales et à communiquer. Il toucherait quelque 500.000 Français, selon les associations.

Mauvais traitements et carences

Selon le collectif autisme (près de 200 associations de parents), la France laisse "perdurer un système qui prive dans les faits les personnes autistes de leurs droits". L'an dernier, la ministre déléguée aux Personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, avait annoncé un 3e plan autisme, mais lors d'un bilan en février, des familles ont dénoncé une absence de changements concrets sur le terrain.

En outre, "43,8% des personnes autistes ont été, à des degrés divers, victimes de mauvais traitements ou de carences en matière de soins", souligne son enquête. L'accès aux équipements, à la culture et aux transports reste aussi à améliorer. Ainsi, 21,3% des personnes autistes n'auraient pas accès aux transports, 32 % à la culture et 38,8% aux équipements, services et activités mis à la disposition du reste de la communauté.

L'enquête a été effectuée en ligne du 12 février au 9 mars auprès de 538 familles. "Les 538 réponses recueillies et traitées statistiquement convergent clairement, de manière homogène, vers le non-respect des droits des personnes autistes", résume le collectif.

A. D. avec AFP