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A Saint-Etienne, un nouveau type de test salivaire utilisé pour une campagne de dépistage massif

Un bus va circuler toute la semaine à Saint-Étienne pour proposer un nouveau genre de test salivaire à la population.

Un bus va circuler toute la semaine à Saint-Étienne pour proposer un nouveau genre de test salivaire à la population. - BFMTV

Les Stéphanois sont invités cette semaine à se faire tester au cours d'une vaste campagne de dépistage. Celle-ci a lieu avec un nouveau test salivaire en expérimentation qui permet de donner un résultat en quinze minutes.

Un drôle de bus circule cette semaine à Saint-Étienne. Depuis ce lundi matin, la ville lance une campagne de dépistage massif du Covid-19 avec des tests d'un nouveau genre basés sur l'auto-prélèvement salivaire.

Une nouvelle technique élaborée par le laboratoire français BioSpeedia visant notamment à rendre davantage acceptable et moins invasif le test Covid aux Stéphanois qui ont déjà connu une première campagne de tests au mois de janvier dernier.

Ce test salivaire diffère de celui déployé à partir de ce lundi dans les écoles de la zone A. Il s'agit selon le directeur général du laboratoire d'un "test antigénique salivaire, complété par un deuxième prélèvement à l’entrée de l’orifice nasal, pour compenser la moindre charge virale contenue dans la salive".

"La grande différence c'est que le test salivaire n'est absolument pas traumatisant contrairement aux prélèvements nasopharyngés, il rebute un peu moins les gens", explique le Dr Patrick Michaud, médecin et adjoint à la santé de la ville de Saint-Étienne sur BFMTV.

Un résultat en quinze minutes mais qui doit être vérifié

L'objectif de cette campagne est de réaliser au moins 20.000 tests dans une douzaine de centres dédiés. Un bus de la société des transports en commun de l'agglomération stéphanoise ira à la rencontre jusqu'à vendredi des habitants avec à son bord des élèves-infirmiers.

"Le prélèvement va être traité avec un test antigénique qui permet d'avoir le résultat dans les quinze minutes", explique une infirmière au micro de Cédric Faiche, "on peut tout à fait imaginer que dans un temps très proche on puisse avoir ces petits kits à la maison qui permettront de se dépister en cas de besoin".

Une méthode de prélèvement non-invasif où le patient devient acteur de son prélèvement mais dont la fiabilité à grande échelle reste à prouver. Ces tests seront tous envoyés dans un laboratoire du centre hospitalier de Saint-Étienne pour un contrôle PCR, tandis qu’une recherche systématique de variant sera appliquée à ceux qui se seront révélés positifs.

Hugues Garnier avec AFP