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Vote de confiance: Valls n'exclut pas "un accident"

Manuel Valls, le 3 septembre 2014.

Manuel Valls, le 3 septembre 2014. - Alain Jocard - AFP

Après un remaniement pour évincer les ministres rebelles, le Premier ministre sollicitera mardi un vote de confiance des députés. Les députés PS frondeurs ont d'ores et déjà annoncé une "abstention collective".

Le Premier ministre Manuel Valls promet mardi, lors de sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée nationale, de "redonner du sens" dans ce moment "grave", et entend "passer avec de la force" ce nouveau vote de confiance.

Mardi "je prononcerai un discours sur le sens, la perspective, l'agenda et les valeurs du moment que nous traversons" et "rappellerai ce qui nous différencie de la politique de la droite", déclare-t-il au Journal du dimanche.

"Il y a eu une clarification politique au sein du gouvernement"

"Je demande le vote de la confiance parce qu'il y a une nouvelle donne européenne et qu'il y a eu une clarification politique au sein du gouvernement", avec l'éviction des ministres rebelles (Montebourg, Hamon, Filippetti), explique le chef du gouvernement, qui sollicite mardi pour la deuxième fois en cinq mois un vote de confiance des députés alors qu'il n'y était pas obligé.

"J'insisterai sur la gravité du moment", ajoute Manuel Valls, en évoquant notamment "la menace terroriste que nous n'avons jamais connue à ce niveau-là".

"Il peut toujours y avoir un accident"

Alors qu'écologistes, députés PS frondeurs, "mélenchonistes" et communistes réunis ce week-end à la Fête de l'Humanité cherchent des voies alternatives à celles de l'exécutif, le Premier ministre assure ne pas voir en quoi ce "discours d'une partie de la gauche" représente "une alternative crédible". "Le déficit dérape et la croissance est trop faible. Laisser filer le déficit par des dépenses publiques ou une relance par les salaires n'aurait aucun sens", appuie-t-il.

Aux frondeurs, il demande: "où sont nos différences?" "C'est parce que nous intervenons en Irak, parce qu'on ne peut pas mettre en oeuvre l'encadrement des loyers partout, parce qu'on n'est pas d'accord sur un ou deux milliards que certains mettent en cause notre politique?", interroge-t-il.

"Je demande à la gauche d'être forte. La question n'est pas de savoir si ça passe mais de passer avec de la force, des marges", estime Manuel Valls, selon qui "il peut toujours y avoir un accident" et "il ne faut pas jouer avec ça".

V.R. avec AFP