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Voeux 2014: les opposants attaquent Hollande, Mélenchon attaque... les huîtres!

Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon - -

François Hollande a adressé, mardi, ses voeux pour l'année 2014 aux Français sans convaincre les dirigeants politiques français.

Jean-François Copé, président de l'UMP, a jugé mardi que "François Hollande avait repris les mêmes engagements non tenus, qu'il avait formulés quasiment dans les mêmes termes, il y a un an" lors de ses voeux aux Français.

Le président de l'UMP estime que "l'augmentation indéniable du chômage, l'appauvrissement des Français asphyxiés par le matraquage fiscal et la stagnation économique auraient pourtant dû conduire François Hollande à prendre acte de l'échec de sa politique et à changer de cap".

"Malheureusement, la réitération pour 2014 des promesses déçues en 2013 condamne notre pays aux mêmes déconvenues", prévient-il.

Mélenchon préfère les huîtres

Même son de cloche au Parti communiste français (PCF). Pierre Laurent, le secrétaire national a lui qualifié de "désolants" les voeux de François Hollande.

"Dans ses voeux, François Hollande n'a témoigné aucune sensibilité réelle aux difficultés des Français", écrit le numéro un communiste dans un communiqué.

De son côté, son allié Jean-Luc Mélenchon, s'est contenté de tweeter son impatience de déguster... des huîtres.

#Hollande a parlé. Les huîtres baillent ! Passons aux choses sérieuses : à taaable !
— Jean-Luc Mélenchon ! (@JLMelenchon) 31 Décembre 2013

"Du Chirac ou du Sarkozy"

Pour la présidente du Front national, Marine Le Pen, François Hollande "ne mesure rien de la colère et des attentes des Français", en qualifiant, comme Nathalie Koscuisko-Morizet, les voeux présidentiels de "pathétiques".

"Le président se complaît dans les débats secondaires que le gouvernement lance pour faire diversion, ignorant les principales préoccupations des Français. Le président ne mesure rien de la colère et des attentes des Français", a-t-elle poursuivi.

Pour Marine Le Pen, "les voeux sont devenus l'allocution du gouverneur de la province France". Un discours sensiblement identique a celui tenu par son vice-président Florian Philippot sur BFMTV qui a jugé que la prestation présidentielle ressemblait "à du Chirac ou à du Sarkozy".

EELV prend le président au mot

Même chez les alliés au gouvernement, on défie le président de la République. Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) a dit "prendre au mot" l'engagement "en faveur de la transition énergétique" lors des présidentiels.

"Le Président de la République s'est engagé en faveur de la transition énergétique. Chiche! Nous le prenons au mot", écrit la chef de file des écologiste dans un communiqué.

S.A. avec AFP