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Violences sexuelles: pour Élisabeth Moreno, "la honte est enfin en train de changer de camp"

Invitée de BFMTV, la ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes a salué la "libération de la parole" dont se saisissent de plus en plus de victimes.

Pour Élisabeth Moreno, la société sait de mieux en mieux "écouter" et "entendre" les victimes lorsqu'elles disent avoir subi des violences sexuelles. Invitée de BFMTV ce vendredi, la ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances a salué la "libération de la parole à laquelle nous assistons depuis quelques temps".

Une libération qu'elle attribue principalement au mouvement #MeToo né aux États-Unis au moment de l'affaire Weinstein, et dont les récits d'agressions sexuelles dans les IEP de France sont la plus récente illustration.

"Non seulement on écoute, mais on entend. Parce que c'est une chose que d'écouter, c'est autre chose qu'entendre, c'est autre chose encore que de croire. (...) J'ai l'impression qu'aujourd'hui, la honte est enfin en train de changer de camp, qu'on donne la possibilité aux personnes qui ont été violées, (...) agressées dans leur chair, mais aussi pyschologiquement, d'exprimer ce qu'elles ont subi", se réjouit-elle.

"Faire bouger les lignes"

Élisabeth Moreno se dit consciente, en invoquant l'exemple de l'affaire Duhamel et de l'ouvrage de Camille Kouchner qui l'a révélée, qu'il faut souvent "une personne suffisamment connue" pour que certains actes soient dénoncés et portés à la connaissance du grand public. Et, en bout de course, "faire bouger les lignes".

"Tout ce qui est en train de se passer aujourd'hui est extrêmement positif, et moi je veux dire aux victimes combien j'ai du respect pour le courage qu'elles ont de s'exprimer, et je veux leur dire que non seulement, nous les écoutons, mais nous les entendons, nous les croyons et nous les accompagnerons dans cette démarche", a-t-elle assuré.
Jules Pecnard Journaliste BFMTV