BFMTV

Violences policières: Faure demande la création d'une commission d'enquête, Castaner réplique

Le ministre de l'Intérieur a appelé le patron du PS à avoir "un peu de mémoire" et a assuré que le lien entre les forces de l'ordre et les Français n'était pas brisé.

Au lendemain de son discours au cours duquel il a, entre autres, annoncé la fin de l'utilisation de la méthode dite de "l'étranglement" par les forces de l'ordre, Christophe Castaner a de nouveau pris la parole. 

"Réconcilier les Français et leurs forces de l'ordre"

Lors de la séance de questions au gouvernement qui se tenait ce mardi à l'Assemblée nationale, le ministère de l'Intérieur a répondu au Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, qui a annoncé vouloir la création d'une commission d'enquête sur les violences policières. 

"La police n'est hélas pas épargnée par le poison du racisme. Je vous annonce que le groupe socialiste demandera une commission d'enquête sur les violences policières. Elle devra déboucher sur des mesures de nature à réconcilier les Français et leurs forces de l'ordre", a déclaré ce dernier. 

Son groupe utilisera son "droit de tirage" (une commission d'enquête par groupe et par session), pour créer cette commission.

"Après être resté sourd à toutes nos alertes pendant deux ans", le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a "enfin fait un pas de côté" lundi en annonçant des mesures destinées à améliorer la déontologie des forces de l'ordre, mais c'est "insuffisant", a enchaîné l'élu PS, plaidant notamment pour l'interdiction des LBD, des grenades mutilantes et du plaquage ventral.

"J'attends qu'elle soit exemplaire"

En guise de réponse, l'homme fort de la place Beauvau a d'abord rappelé que les socialistes avaient, du temps du mandat de François Hollande, refusé de mettre en place plusieurs propositions qui auraient pu ralentir les violences policières.

"Vous évoquiez le récépissé sur les contrôles d’identité, et j’ai souvenir que nous étions, il y a peu de temps, dans la même majorité au moment où cette majorité n’a pas souhaité mettre en place ces récépissés d’identité", a expliqué Christophe Castaner.

Puis, Christophe Castaner a également rappelé qu'il était "le 1er ministre de l'Intérieur à prendre cette décision d'interdire l’étranglement" dans le pays, tout en assurant que le lien entre les forces de l'ordre et les Français n'était pas brisé. 

"Non Monsieur le député, il n'y a pas de rupture de confiance entre les Français et la police, et aujourd'hui une très large majorité de Français soutient sa police. Parce que je soutiens la police, j'attends qu'elle soit exemplaire et je lui en donne les moyens", a-t-il conclu. 
Hugo Septier