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Villepin: une journée de travail pour 100.000 euros de retraite ?

Dominique de Villepin devant le Conseil constitutionnel. Selon la presse britannique, l'ancien Premier ministre aurait travaillé une journée en plus au quai d'Orsay pour bénéficier d'une retraite bonus.

Dominique de Villepin devant le Conseil constitutionnel. Selon la presse britannique, l'ancien Premier ministre aurait travaillé une journée en plus au quai d'Orsay pour bénéficier d'une retraite bonus. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

L'ancien Premier ministre aurait travaillé une journée au ministère des Affaires étrangères. Une journée payante puisque grâce à elle, Dominique de Villepin peut désormais bénéficier d'un bonus de retraite à six chiffres, affirme la presse britannique.

100.000 euros pour une journée de travail. C'est la retraite bonus à six chiffres à laquelle aurait désormais droit l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin grâce à une journée de travail, effectuée en septembre dernier au ministère des Affaires étrangères, affirme mardi le site internet du quotidien conservateur Daily Telegraph.

Une journée de travail synonyme de retraite à six chiffres, puisqu'elle lui a permis de faire valoir des droits à la retraite prévoyant le versement d'un bonus de 100.000 euros, avance le journal qui cite des sources non identifiées au ministère des Affaires étrangères, que Dominique de Villepin a quitté en 1993.

Un versement autorisé par le gouvernement

Ce versement aurait été autorisé par le gouvernement socialiste au pouvoir en France, affirme le Daily Telegraph.

Selon le quotidien britannique, la raison et les détails de ce droit à une prime de retraite ne sont pas clairs, et le journal précise que ses tentatives pour obtenir des éclaircissements auprès du ministère français sont restées vaines.

Ces sources ministérielles ont précisé que l'accord du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius est "probablement" nécessaire afin d'autoriser un tel versement, qui n'aurait toutefois rien d'illégal.

Selon un porte-parole de Dominique de Villepin, cité par le Telegraph, il y aurait eu "une erreur administrative que Dominique de Villepin a déjà demandé de rectifier auprès des autorités compétentes dès qu'il en a été fait état", sans préciser de quelle erreur il s'agissait, ou si l'argent avait été remboursé.

Un porte-parole du ministère, également cité par le journal, a ajouté qu'il n'y avait "pas eu de traitement discrétionnaire ou préférentiel" à l'égard de celui qui occupa le poste de Premier ministre de 2005 à 2007, sous la présidence de Jacques Chirac.

La rédaction