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Viande de cheval : Spanghero en liquidation judiciaire

L'entreprise Spanghero, à Castelnaudary (Aude).

L'entreprise Spanghero, à Castelnaudary (Aude). - -

La société Spanghero, au coeur du scandale de la viande de cheval, est à vendre, a annoncé ce vendredi la direction. L'entreprise de Castelnaudary, dans l'Aude, a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce.

Spanghero, l'entreprise de Castelnaudary (Aude) au cœur du scandale de la viande de cheval, a été placée vendredi en liquidation judiciaire avec la possibilité de poursuivre ses activités pendant trois mois, a-t-on appris auprès du tribunal de commerce de Carcassonne. Ces trois mois pourront être éventuellement renouvelés une fois, a indiqué le tribunal, qui a prononcé la liquidation avec poursuite d'activité. Accusée d'avoir sciemment commercialisé de la viande de cheval sous l'étiquetage « bœuf », l'entreprise est en grande difficulté financière depuis qu'a éclaté le scandale.

Depuis le scandale, « l'activité ne décolle pas »

Le président Spanghero a déclaré que l’entreprise était à vendre. « Nous pensons que la meilleure solution, c'est de mettre cet outil là sur le marché pour que d'autres opérateurs rassurent le client », a expliqué Barthélémy Aguerre. Depuis le scandale, « l'activité ne décolle pas, les clients ne commandent pas, on est à 30 ou 50% de commandes (...) et bien évidemment cela nous pose un problème de trésorerie important », a-t-il souligné, précisant que Spanghero perdait 200 000 euros par semaine.

Le scandale de la viande de cheval|||

En février, Spanghero a été soupçonné d'avoir écoulé 750 tonnes de viande équine après la découverte de cheval dans des plats cuisinés étiquetés « bœuf » dans plusieurs pays d'Europe mais dans lequel la France est la plus touchée. La société a annoncé peu après l'abandon de son activité de négoce pour se recentrer sur les activités de découpe, de préparation de viande et de fabrication de produits à base de viande.
La direction s'est défendue de toute tromperie délibérée dans cette affaire, et a plaidé à nouveau la bonne foi en mars après avoir admis détenir 57 tonnes de mouton congelé, interdites à la vente en raison du procédé utilisé pour détacher la viande de la carcasse.

Philippe Gril avec AFP