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Vague d'indignation en France après les propos de Trump sur le 13-Novembre

Donald Trump lors du congrès de la NRA à Dallas vendredi.

Donald Trump lors du congrès de la NRA à Dallas vendredi. - Nicholas Kamm / AFP

Devant la National Rifle Association, le président américain a mimé les terroristes du Bataclan en train d'abattre des victimes. François Hollande, mais aussi Anne Hidalgo ont fait part de leur indignation, ainsi que le ministère des Affaires étrangères, dans un communiqué envoyé ce samedi.

"Honte", "obscénité" et "indécence". Au lendemain de la mise en scène macabre de Donald Trump à la convention de la NRA, le puissant lobby américain pro-armes, une vague d'indignation secoue la classe politique et les associations de victimes des attentats du 13 novembre 2015. Pour justifier le port d'armes, le président américain a estimé vendredi à Dallas qu'un homme armé aurait pu sauver des vies lors des attaques de Paris et Saint-Denis.

Donald Trump ne s'est pas arrêté là et a également mimé les terroristes du Bataclan en train d'abattre des victimes. Ce samedi, la France a condamné ces propos par le biais d'un communiqué signé du ministère des Affaires étrangères. 

"La France exprime sa ferme désapprobation des propos du président Trump au sujet des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et demande le respect de la mémoire des victimes", a déclaré la porte-parole du Quai d'Orsay, Agnès von der Mühll, soulignant que les attentats avaient été "planifiés depuis l'étranger" et "coordonnés et exécutés avec des armes de guerre".

"Simagrées obscènes"

Quelques heures plus tôt, les premières réactions sont apparues dans la classe politique, notamment parmi les dirigeants qui étaient en poste à l'époque. Sur Twitter, l'ancien président François Hollande a dénoncé "les propos honteux et les simagrées obscènes de Donald Trump en disent long sur ce qu'il pense de la France et de ses valeurs". "L'amitié entre nos deux peuples ne sera pas entachée par l'irrespect et l'outrance. Toutes mes pensées vont aux victimes du 13-Novembre", a-t-il ajouté.

Son ancien Premier ministre s'est également indigné. "Indécent et incompétent. Que dire de plus?", a tweeté Manuel Valls en accompagnement d'une dépêche sur les propos de Donald Trump.

"Indignation et dégoût" de l'ancien ministre de l'Intérieur

Même fermeté du côté de Bernard Cazeneuve, qui était à l'époque ministre de l'Intérieur. "Indignation et dégoût après les propos de Donald Trump sur les attentats du 13-Novembre. Solidarité avec les victimes et les Français choqués. La transgression, c'est l'irrespect", a-t-il écrit sur Twitter également.

Des victimes lui répondent

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a dénoncé à son tour la mise en scène de Donald Trump comme "méprisante et indigne". L'élue a également repris la devise de la ville de Paris, très présente lors les hommages qui ont suivi les attentats: "Fluctuat Nec Mergitur". 

L'une des associations de victimes des attentats du 13 novembre, Fraternité et vérité, a également dénoncé l'attitude du président américain, jugée "indécente", précisant avoir "interpellé les autorités" françaises.

L'ancien vice-président de l'association de victimes 13onze15, Emmanuel Domenach a directement interpellé Donald Trump sur Twitter en l'invitant en anglais à "aller se faire foutre (avec une arme s'il le souhaite)".

dossier :

Anne Hidalgo

Charlie Vandekerkhove avec AFP