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Une vingtaine d'élus de gauche, à l'initiative d'Hidalgo, appellent à un référendum sur l'hôpital

La maire de Paris Anne Hidalgo le 19 février 2021 à Nancy

La maire de Paris Anne Hidalgo le 19 février 2021 à Nancy - JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN © 2019 AFP

Anne Hidalgo, Martine Aubry et vingt autres élus de gauches appellent à un "vrai débat sur la politique à mener pour l'hôpital" via un référendum d'initiative partagée (RIP).

Une vingtaine d'élus locaux principalement socialistes, à l'initiative de la maire de Paris Anne Hidalgo, en appellent à un "vrai débat sur la politique à mener pour l'hôpital" via un référendum d'initiative partagée (RIP) déjà lancé, dans le Journal du Dimanche.

"La crise sanitaire aura montré l'extraordinaire engagement, le sens du collectif et la conscience professionnelle sans faille de ces femmes et ces hommes qui font vivre l'hôpital. Elle aura aussi révélé au grand jour des conditions de travail difficiles, et les limites de notre système hospitalier", soulignent ces élus dont également les maires de Lille Martine Aubry, de Rennes Nathalie Appéré, de Clermont-Ferrand Olivier Bianchi et encore la présidente de la région Occitanie Carole Delga.

Selon eux, "une évidence s'impose: l'hôpital ne peut remplir ses missions qu'au travers d'un financement à hauteur des besoins". Et "en dehors des revalorisations salariales, les réponses apportées par le gouvernement à la suite du Ségur de la santé se limitent à des ajustements techniques sans changement de perspective".

"Garantir l'égalité d'accès aux soins"

"Le référendum d'initiative partagée proposé par le collectif inter-hôpitaux doit permettre à notre pays d'avoir enfin un vrai débat sur la politique à mener pour l'hôpital", estiment-ils, appelant les parlementaires à le signer.

Le collectif inter-hôpitaux veut "garantir l'égalité d'accès aux soins", "assurer un nombre suffisant de soignants", "définir la quantité de lits en fonction des besoins" et encore "revoir le financement de l'hôpital public".

Le RIP permet de soumettre une proposition de loi au référendum si elle est soutenue par au moins un cinquième des membres du Parlement (185 parlementaires) puis 10% des personnes inscrites sur les listes électorales (soit 4,7 millions de citoyens).

C.Bo. avec AFP