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Une élection sous tension à La Rochelle

Le duel à La Rochelle entre la candidate officielle du Parti socialiste Ségolène Royal et l'ancien secrétaire départemental du parti olivier Falorni, exclu pour avoir refusé de retirer sa candidature, focalise l'attention, donnant aux électeurs une respon

Le duel à La Rochelle entre la candidate officielle du Parti socialiste Ségolène Royal et l'ancien secrétaire départemental du parti olivier Falorni, exclu pour avoir refusé de retirer sa candidature, focalise l'attention, donnant aux électeurs une respon - -

Le temps semblait s'être arrêté dimanche à La Rochelle au moment du vote de la socialiste Ségolène Royal, en ballotage défavorable face au dissident Olivier Falorni pour le deuxième tour des élections législatives.

Le temps semblait s'être arrêté dimanche à La Rochelle au moment du vote de la socialiste Ségolène Royal, en ballotage défavorable face au dissident Olivier Falorni pour le deuxième tour des élections législatives.

L'enjeu politique sur place dépasse de loin le seul intérêt de la 1ère circonscription, au sein de laquelle le maire de la ville, Maxime Bono, ne se représente pas.

Le soutien sur le terrain apporté mardi par la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, et la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Cécile Duflot, à Ségolène Royal a été perturbé par un tweet de la compagne du président François Hollande, Valérie Trierweiler, en faveur d'Olivier Falorni.

Ségolène Royal est arrivée en tête au 1er tour le 10 juin avec 32,03% des voix. Deux sondages la donnent néanmoins largement battue par Olivier Falorni en faveur duquel des dirigeants de droite ont appelé à voter, arguant de sa "citoyenneté" charentaise-maritime.

Peu après 08h00 GMT, Olivier Falorni a voté dans une petite salle de la rue du Vélodrome.

"S'est posée la question de la candidature unique. Je dois avouer que ce débat m'a sidéré. Aujourd'hui les électeurs peuvent utiliser leur droit élémentaire, celui de choisir leur député. C'est ma première victoire", a-t-il dit.

Ce duel de frères ennemis, entre la candidate officielle du Parti socialiste et l'ancien secrétaire départemental du parti, exclu pour avoir refusé de retirer sa candidature face à ce qu'il a appelé un "parachutage", focalise l'attention, donnant aux électeurs une responsabilité de portée nationale à laquelle ils ne s'attendaient pas.

En fin de matinée, Ségolène Royal a voté sous les applaudissements dans la salle de l'Oratoire en plein centre-ville.

"C'est une journée un peu tendue, ensoleillée en tout cas. J'espère jusqu'au bout que ça va le faire dans les urnes, les jeux sont faits, on verra", a-t-elle dit à des journalistes.

Soutenue par l'ensemble du Parti socialiste dans une circonscription largement à gauche, la présidente de la Région Poitou-Charentes serait, en cas de défaite, dans l'impossibilité de se présenter à la présidence de l'Assemblée nationale, son ambition déclarée.