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Un homme confondu par l'ADN pour le meurtre de retraités

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PARIS - La police pense avoir confondu un jeune homme de 19 ans dans l'enquête sur le meurtre d'un couple de retraités en février dernier, son ADN...

PARIS (Reuters) - Un jeune homme de 19 ans a été mis en examen et écroué dans l'enquête sur le meurtre d'un couple de retraités en février dernier dans l'Oise, annonce le procureur de Senlis Chantal Berger.

L'individu, interpellé mercredi à Vincennes (Val-de-Marne) après une enquête de voisinage, a reconnu les faits lors de sa garde à vue. Son empreinte génétique a été retrouvée sur l'arme du crime, un couteau.

Une télévision et un four à micro-ondes dérobés chez les victimes ont été retrouvés chez lui. Il est poursuivi pour "homicides volontaires et actes de torture et de barbarie". Ce jeune homme n'a aucun antécédent judiciaire.

Ce crime particulièrement violent, les deux victimes ayant été poignardées à 87 reprises dans leur pavillon de Pont-Sainte-Maxence (Oise), avait poussé le gouvernement à envisager une nouvelle modification de la législation.

Le mobile de l'acte serait un simple vol. Il aurait voulu voler la voiture des retraités pour rentrer chez lui et l'opération aurait dégénéré, dans des circonstances encore floues. Un deuxième suspect placé en garde à vue a été libéré mercredi soir sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui.

Le criminel présumé, abandonné par sa mère à sa naissance, avait été placé dans une famille d'accueil de Pont-Sainte-Maxence, mais l'avait récemment quittée.

Il revenait de temps à autre dans la commune et les gendarmes ont été amenés à le rechercher car lors de l'enquête de voisinage, des témoins avaient spontanément signalé ce garçon connu pour son caractère violent.

Les deux retraités étaient âgés tous deux de 76 ans.

Plusieurs objets ainsi que leur voiture avaient disparu, mais aucune effraction n'avait été constatée.

La sauvagerie du crime avait amené le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux à suggérer une réforme judiciaire alourdissant les peines encourues pour les agressions de personnes âgées. L'idée a été abandonnée, le meurtre étant déjà passible de la réclusion à perpétuité.

Thierry Lévêque, avec Nicolas Bertin, édité par Sophie Louet