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Un Français sur trois dit adhérer aux idées du FN

Marine Le Pen le 28 janvier 2014 à Poitiers, lors d'une conférence de presse. L'image de la présidente du FN recueille toujours plus d'opinions favorables.

Marine Le Pen le 28 janvier 2014 à Poitiers, lors d'une conférence de presse. L'image de la présidente du FN recueille toujours plus d'opinions favorables. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Le chiffre est en constante hausse. Les Français sont 34% à affirmer adhérer "aux idées du Front national", selon le baromètre du FN réalisé par TNS Sofres pour "Le Monde".

Plus d'un tiers des Français affirme adhérer "aux idées du Front national", selon le baromètre du FN réalisé par TNS Sofres pour Le Monde, France Info et Canal +. Un chiffre en constante hausse.

A contrario, ils sont près de six sur dix (59%) à ne pas adhérer aux idées du parti de Marine Le Pen, selon la même étude.

Le niveau d'adhésion n'a cessé toutefois de croître ces dernières années. Il était de 22% en 2011, lors de la prise de fonction de Marine Le Pen à la tête du parti. Il a atteint 31% en 2012 et 32% en 2013.

Opinions favorables pour Marine Le Pen

La part de personnes interrogées qui n'adhèrent "ni aux critiques ni aux solutions de Marine Le Pen" reste prépondérante à 43% mais en recul de trois points par rapport à 2013. Elles sont 14% (+2 points) à adhérer aux "critiques et solutions" et 35% à souscrire seulement aux critiques formulées par Marine Le Pen, mais pas à ses solutions.

L'image de la présidente du FN recueille de plus en plus d'opinions favorables: 58% jugent qu'elle est "capable de rassembler au-delà de son camp" (+5), 56% qu'elle "comprend les problèmes quotidiens des Français" (+7) et 40% qu'elle "a de nouvelles idées pour résoudre les problèmes de la France" (+5).

Pour 46%, Marine Le Pen est "plutôt la représentante d'une droite patriote attachée aux valeurs traditionnelles" (+2), contre 43% qui la rattachent à "une extrême droite nationaliste et xénophobe".

Deux points clés du programme du FN sont rejetés à une très large majorité: la sortie de l'euro (64% y sont opposés contre 29%) et la préférence nationale en matière d'emploi (72% la rejettent contre 24%).

Ariane Kujawski