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Un député LaRem de l'Ain perd son calme face à des gilets jaunes

Le député de la 4e circonscription de l'Ain Stéphane Trompille face à des manifestants, le 30 novembre 2018 au péage d'Attignat.

Le député de la 4e circonscription de l'Ain Stéphane Trompille face à des manifestants, le 30 novembre 2018 au péage d'Attignat. - Capture Youtube Mozar Faker

Un député La République en marche a été filmé vendredi soir dernier en train de perdre son sang-froid devant des gilets jaunes avec qui il discutait.

Stéphane Trompille, député de la majorité dans l'Ain, a "regretté" dans l'hebdomadaire La Voix de l'Ain avoir "perdu son sang-froid" face à un rassemblement de gilets jaunes.

Le parlementaire explique à l'hebdomadaire s'être arrêté pour "discuter" avec les manifestants au péage d'Attignat vendredi soir. "On parlait fort, mais l’échange était correct", a confirmé au journal un gilet jaune présent sur les lieux.

"A un moment donné, un gilet jaune a balancé un mot qui lui a fait péter les plombs. Si son collaborateur et certains d’entre nous ne l’avaient pas arrêté, il en serait venu aux mains. Il était hystérique", a-t-il décrit. 

Une vidéo d'une minute de l'altercation a été postée par la suite sur Youtube mais ne permet pas de voir la totalité de l'échange ni l'origine du conflit. "Arrêtez, il ne cherche que ça", peut-on entendre les manifestants échanger sur place.

"Une colère malheureuse mais sincère"

Stéphane Trompille rapporte de son côté que l'un des manifestants lui a dit qu'il "allait le retrouver". "Quand j’entends aussi que je suis un privilégié, tout cela m’a fait perdre mon sang froid", a regretté le député La République en Marche, qui explique aussi qu'il "revenait d'un déplacement, dans le cadre d'une mission d'information". 

Des explications insuffisantes pour le gilet jaune présent sur les lieux, qui a déclaré à La Voix de l'Ain: "Les gens de cette trempe doivent se contenir, même s’ils sont fatigués." 

Faisant référence à l'homme qui l'a interpellé, l'élu LaRem a tweeté: "Ce dernier m’a clairement menacé ainsi que ma famille alors que j’échangeais depuis 30 minutes avec d’autres. Ayant, comme nombre de mes collègues été menacés depuis plusieurs semaines, j'ai eu moi-même à subir des mises en garde "viriles", j’ai explosé d’une colère malheureuse mais sincère".

Liv Audigane