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Tribune de militaires: Mélenchon promet de "purger l'armée des factieux" s'il est élu président

Invité ce dimanche sur le plateau de BFM Politique, le leader de La France insoumise a vivement condamné les généraux qui ont ouvertement critiqué l'action du chef de l'Etat et mis en cause un "délitement" de la France.

"Il faut intervenir avec force et châtier les coupables." Invité sur le plateau de BFM Politique ce dimanche, Jean-Luc Mélenchon a vivement réagi à la publication d'une tribune de généraux le 21 avril dernier dans l'hebdomadaire Valeurs Actuelles. "C'est une situation d'une exceptionnelle gravité", estime le leader de La France insoumise qui rappelle que "la force de l'armée, c'est sa cohésion".

"Pour qu'elle soit cohérente, il faut y proscrire non seulement les disputes politiques dans ses rangs, mais aussi les attitudes factieuses, qui invitent des militaires à se tourner contre la population", a-t-il déclaré.

"Ces crimes ne resteront pas impunis"

Pour Jean-Luc Mélenchon, "quand on est militaire, on ne fait pas cela". "Il faut punir les factieux", appelle-t-il, dénonçant "une poignée d'agités" qui "prennent en otage" les militaires "qui sont tous républicains et qui respectent leurs devoirs".

"Si je suis élu président de la République, ces crimes ne resteront pas impunis. J'ai l'intention de purger l'armée des factieux", a assuré le candidat.

"Ce sont donc des lâches, en plus d'être des factieux"

Estimant que le chef d'Etat-major des armées a pris "les bonnes décisions" en annonçant des sanctions contre les signataires, Jean-Luc Mélenchon déplore que le magazine Valeurs Actuelles, qui a annoncé qu'une nouvelle tribune signée par près de 2000 militaires anonymes était en préparation, "joue un rôle de provocation" et soit dans "la surenchère".

"Ce sont donc des lâches, en plus d'être des factieux", estime-t-il et appelle à "être ferme" pour "ne pas donner l'impression que l'on considère cela comme un folklore".

Le 27 avril, les députés LFI avaient demandé au procureur de la République d'engager des poursuites contre les auteurs de la première tribune, évoquant un manquement à la loi, en l'occurrence la "provocation à la désobéissance de militaires". Une requête classée sans suite par Rémi Heitz qui a considéré qu'il n'existait pas de "faute d'infraction caractérisée".

Mélanie Rostagnat Journaliste BFMTV