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Travail du dimanche: Hidalgo se dit "maltraitée" par Macron

Anne Hidalgo dénonce l'exclusion des maires dans le choix des zones de tourisme international.

Anne Hidalgo dénonce l'exclusion des maires dans le choix des zones de tourisme international. - Thomas Samson - AFP

Alors que la nouvelle loi du ministre de l'Economie prévoit l'instauration de 12 zones de tourisme international dans la capitale, la maire de Paris assure ne pas avoir été écoutée par le gouvernement et dénonce son exclusion dans le choix des quartiers.

Elle dit "ne pas avoir été entendue", elle se dit "maltraitée" dans une décision qu'elle qualifie de "régression". Anne Hidalgo, la maire de Paris, attaque le gouvernement dans les colonnes du Parisien - Aujourd'hui-en-France et plus particulièrement le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron. En cause: la création de 12 zones de tourisme international dans la capitale, qui va permettre aux commerces de rester ouverts le dimanche.

Avant la promulgation début août de la nouvelle loi Macron, Anne Hidalgo avait fait part de "ses réserves" quant aux quartiers choisis pour ouvrir le dimanche. "Il faut des critères objectifs pour définir les zones touristiques", rappelle la première élue de la capitale. Révélant que toutes les modifications au texte, qui avaient été apportées avec son accord, ont été oubliées le jour du vote de la loi.

"Il est évident que je n'ai pas été entendue dans cette affaire par Mr Macron. J'ai même été maltraitée", livre-t-elle au quotidien.

"Honte démocratique"

Visiblement très remontée, Anne Hidalgo dénonce la méthode du gouvernement de choisir lui même les quartiers qui deviendront ou non zones de tourisme international. "Oter aux maires le pouvoir de décision sur la création des zones de tourisme international constitue une régression", attaque-t-elle. 

"Il éjecte les maires, ce qui est une honte démocratique", scande la maire de Paris.

Pour elle, qui assure mieux connaître son territoire, cette manière de procéder laisse le champs libre "à un certain nombre de lobbies", et craint "la surimplantation de grandes surfaces alimentaires. Afin d'évaluer cette "loi extrêmement négative", Anne Hidalgo conclut sur la mise en place prochainement d'un observatoire pour étudier les effets de ces zones.

J.C.