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Trappes: Benoît Hamon et Génération.s apportent leur soutien à Ali Rabeh, le maire de la ville

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Photo d'illustration. - Odd ANDERSEN / AFP

Ali Rabeh, maire de Trappes, qui s'est opposé aux propos d'un professeur de philosophie sur "la progression d’une emprise communautaire" dans la ville, a confié vendredi être à son tour menacé.

Depuis une semaine, la ville de Trappes et son lycée de La Plaine-de-Neauphle sont au centre de l'actualité.

Ces derniers jours, l'un des professeurs de l'établissement, Didier Lemaire, enseignant la philosophie, multiplie les interventions médiatiques. Éprouvant l'hostilité d'une partie de la population après sa publication d'une lettre ouverte en réaction à l'assassinat de Samuel Paty, il a dénoncé une "emprise communautaire" locale, et l'ampleur de la radicalité islamiste sur place. Le maire Ali Rabeh a contredit son constat, distribuant même jeudi des tracts dans l'enceinte de son établissement pour expliquer sa position.

La présidente du Conseil régional d'Île-de-France, Valérie Pécresse, et Renaud Muselier, son homologue de Provence-Alpes-Côte d'Azur, ont alors demandé sa révocation. Ali Rabeh a quant à lui assuré vendredi être l'objet de menaces de mort depuis le début de la polémique. Ce samedi, sa formation, Génération.s, et son fondateur, Benoît Hamon, lui ont apporté leur soutien public et ont loué son travail.

"Ali Rabeh doit être protégé"

L'ancien candidat à la présidentielle a ainsi tweeté: "Un maire victime d'un racisme massif et abject, plusieurs fois menacé de mort. Valérie Pécresse ne demande pas sa protection mais sa révocation. Ali Rabeh doit être protégé". Benoît Hamon a ajouté un appel au ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, à sa publication.

Vendredi, sur France Info, il avait déjà défendu le texte destiné par Ali Rabeh aux lycéens de sa ville, décrivant une lettre "d'une bienveillance incroyable".

"Un silence assourdissant" et "insupportable"

Ce samedi, Génération.s, dans laquelle est inscrit Ali Rabeh, a épaulé son militant: "Face à la multiplication des menaces de mort qu’il reçoit, les autorités républicaines doivent le protéger. Le silence assourdissant à cet égard est insupportable."

"Nous le soutenons face au déferlement de haine, venu de tous bords, qui s’abat sur lui pour avoir eu le courage de se dresser pour rétablir la vérité. En tant que maire, et militant dans sa commune depuis de nombreuses années, il défend au quotidien les valeurs de la République, et combat ceux qui l’attaquent", fait encore valoir le texte.

Saluant les actions et initiatives à "bas bruit" d'Ali Rabeh, le communiqué poursuit: "Il nous paraît déplorable d’avoir à s’en justifier ici (...). Défendre les valeurs de la République, c’est se battre au quotidien contre les injustices, contre les discriminations".

Robin Verner
Robin Verner Journaliste BFMTV