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"Tout ça sent la pagaille": Mélenchon tape de nouveau sur la gestion du Covid-19 par le gouvernement

Invité ce dimanche de BFM Politique, Jean-Luc Mélenchon a fustigé le traitement de la crise du coronavirus par le gouvernement français: "Rien n'a été organisé, et on espérait que cela se passe."

"Tout ça sent la pagaille, l'improvisation." Invité de BFM Politique ce dimanche, Jean-Luc Mélenchon critique vigoureusement la gestion de la crise sanitaire du Covid-19 par le gouvernement français.

"La vérité c'est que rien n'a été organisé, ça se voit", lance le patron de La France Insoumise. "Il n'y a pas de lit supplémentaire, il n'y a pas le personnel dont on aurait besoin (...) Rien n'a été organisé, et on espérait que cela se passe."

3900 enfants déscolarisés en Seine-Saint-Denis

Le député des Bouches-du-Rhône cite notamment en exemple la gestion des élèves: "Les gosses qui sont déscolarisés, ils sont partis de l'école pendant trois, quatre mois, ils ne sont jamais revenus." Notre invité poursuit: "En Seine-Saint-Denis il nous en manque 3900. Le préfet des Bouches-du-Rhône m'a dit qu'il avait aussi des craintes dans ce domaine, peut-être de chiffres plus importants."

"Quelles mesures ont été prises dans les endroits où nous savions que c'était les foyers les plus importants de contamination? Je pense aux Ehpad (Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, NDLR). Je crains hélas de pouvoir dire ici que rien", lance-t-il.

Les Ehpads ont été particulièrement touchés par la crise du coronavirus, car ce sont principalement des personnes à risques qui y vivent. Selon les chiffres publiés vendredi, sur 31.249 morts dus au coronavirus, un tiers ont eu lieu dans des Ehpad ou EMS (établissement médico-social). Face à la remontée actuelle du nombre de cas dans des établissements, certains ont mis en place des mesures d'isolement ciblées comme les départements du Nord et du Pas-de-Calais.

Pour Jean-Luc Mélenchon, la situation actuelle est clairement due au manque de préparation de l'État qu'il accuse "à ce point" de n'avoir "rien prévu". "Tout ça sent la pagaille, l'improvisation", alors que "l'ambiance d’angoisse n’est bonne pour personne. Ce pays ne peut pas vivre dans des querelles exagérées permanentes, plus l'état d'angoisse sur sa propre santé".
Salomé Vincendon
Salomé Vincendon Journaliste BFMTV