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Thème n°4: Les OGM

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Pour Valérie Pécresse la recherche doit continuer sur les OGM afin de garder une indépendance nationale

J-J B : Etes vous favorable à un moratoire sur la culture d’OGM en plein champ ?
V P : Je suis favorable à ce qu’en matière d’OGM la recherche se poursuive y compris en plein champ mais avec des gardes fous et des règles. Je n’ai pas d’avis spécifique sur les expérimentations qui sont faites. Il y a des incertitudes, il y a des préoccupations sanitaires et environnementales. La seule chose que je peux dire c’est quand il y a des préoccupations et des incertitudes, il faut les entendre, mais la seule réponse c’est la recherche. Savoir si ces OGM là sont toxiques ou pas. La recherche, avec sa démarche qui est l’interrogation et la volonté de prouver, de regarder, d’expérimenter, de douter, c’est la seule réponse. Je pense qu’en matière d’OGM il faut conserver une recherche très forte parce que c’est une question d’indépendance nationale. Nous importons des OGM et si nous ne sommes pas en mesure de dire si ces OGM sont nocifs ou non pour l’homme et la santé humaine, nous ne gardons pas notre indépendance nationale. De la même façon, il y a des potentialités des OGM qui font qu’on doit continuer à chercher, notamment sur la question des médicaments, des bio carburants…

J-J B : Que répondez-vous à la Commission Attali qui veut remettre en cause le principe de précaution ?
V P : Je pense qu’elle a une vision très fausse du principe de précaution. C’est un principe d’action ; on l’a mis dans la Constitution pour justement rassurer tout le monde. Le principe de précaution c’est quand il y a l’éventualité d’un risque, on prévoit d’avoir une expertise pour vérifier que ce risque n’existe pas et on prend toutes les mesures. C’est un principe qui garanti le fait qu’on puisse faire des recherches dans de bonnes conditions et avec l’accord et la confiance de la société. C’est très important parce que les chercheurs en ont besoin et nous en avons besoin pour attirer les jeunes vers les métiers de la recherche. Nous avons besoin que la société ait une bonne image de la recherche, et le principe de précaution participe à cette bonne image.

La rédaction-Bourdin & Co