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Thème n°3 Le parti socialiste

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Conscient de l’état critique de son parti politique, Jack Lang relaie également un discours d’opposition, surtout sur les mesures sociales.

J-J B : J’ai lu ce matin dans la bouche d’un Socialiste, Jean Glavany, des mots assez durs à l’encontre de la direction du parti : « irresponsabilité » des dirigeants du PS. Où est le PS ?
J L : C’est vrai que le Parti Socialiste connaît une vraie crise et ce n’est pas anormal après deux échecs. On ne peut pas demander dans l’instant au Parti de se remettre. Il faut qu’il prenne le temps, et on ne le fait pas, de trouver les raisons de l’échec pour trouver des solutions. On gagne les élections locales, on gagnera sans doute les élections municipales mais nous perdons l’élection présidentielle à chaque échéance.

J-J B : Et pourquoi ? Parce que vous aviez une mauvaise candidate ? Vous vous êtes rallié à elle et vous l’avez soutenu ?
J L : C’est une question qui va au-delà de la candidate. Le seul qui ait gagné sur les présidentielles c’est François Mitterrand. A la fin du mandat de Nicolas Sarkozy, le temps de présidence par la Droite, sera aussi long que le temps qui avait précédé le mandat de François Mitterrand. C’est très préoccupant pour la Gauche.

J-J B : Le PS va déposer un recours contre la loi Hortefeux devant le Conseil Constitutionnel ?
J L : Je le pense et je le souhaite. Je crois que plusieurs mesures ne me paraissent pas conformes aux exigences constitutionnelles, en particulier la loi sur l’ADN.

J-J B : Mais sur les franchises médicales par exemple on entend peu le PS ?
J L : Je crois que si, le parti socialiste s’est exprimé.

J-J B : Le plafond de 50 euros n’est pas inscrit dans le texte actuellement débattu à l’Assemblée Nationale, vous le regrettez ?
J L : Oui, nous sommes sur une pente extrêmement dangereuse. Pour des familles modestes, une franchise même faible est un vrai obstacle. Par conséquent c’est une mesure antisociale.

J-J B : Il y a selon vous, une volonté d’aller vers l’assurance privée ?
J L : En tout cas, ce système, s’il est maintenu et aggravé, conduira d’abord à priver des centaines de milliers de personnes du droit à la santé, des personnes qui hésiteront pour leurs enfants et pour eux-mêmes à aller chez le médecin. Et par ailleurs, en effet, c’est le commencement d’un système à deux vitesses.

La rédaction-Bourdin & Co