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Thème 6: La réforme des institutions

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Autre sujet d’actualité, la réforme des institutions. La secrétaire Nationale du PCF ne souhaite pas que de telles mesures aboutissent, surtout celles concernant le rôle du Président de la République.

J-J B : Un mot sur la réforme Balladur, je ne sais pas si elle verra le jour, mais êtes-vous favorable au cumul des mandats ?
M-G B : Non, par exemple être maire d’une ville c’est une tâche extrêmement lourde au quotidien, être député aussi. Je suis députée et j’ai de quoi faire. Je suis contre le cumul, mais la proposition Balladur ce n’est pas que ça. Que le Président de la République qui n’est pas responsable devant l’Assemblée puisse devenir le chef de l’exécutif est le point central. L’Assemblée pourra donc être dissoute par le Président qui garde ce droit mais le Président n’aura aucun compte à rendre à l’Assemblée. C’est-à-dire qu’on a une présidentialisation à outrance du système.

J-J B : C’est dangereux ?
M-G B : Oui c’est dangereux. Trop de pouvoir aux mains d’un seul homme ou d’une seule femme c’est dangereux.

J-J B : Vous êtes favorable à une dose de proportionnelle ?
M-G B : Il en faudrait un peu plus parce que là on est dans le gadget. Oui à la proportionnelle. Dans les régions ça se passe très bien, on a trouvé un équilibre entre une véritable proportionnelle qui donne à voir l’ensemble des sensibilités, qui traverse notre pays, et une prime à la majorité qui fait que les régions sont gouvernables si on peut dire.

J-J B : Le nouveau Centre a voulu changer la loi très vite pour trouver du financement, vous appuyez cette démarche ?

M-G B : Nous députés étions prêts à voter cette nouvelle loi. C’est une proposition de loi de la part d’un groupe. Il représente prêt de 20 députés et ils n’ont aucun financement alors que le financement public a permis d’assainir tout ce qui concernait le financement des partis politiques. Ça pouvait donc être une réponse à cette situation. Je pense que ceux qui ont fait le coup de monter au créneau en disant que c’est un scandale, c’est qu’ils voulaient surtout régler des comptes. Quant au Parti Socialiste qui a eu la même attitude, je pense qu’ils n’aiment pas trop qu’il y ait des formations à sa Gauche qui existent en ce moment et donc tout ce qui pourrait permettre au parti communiste d’avoir un groupe avec 15 députés, je pense qu’ils n’ont pas envie de ça.

La rédaction-Bourdin & Co