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Thème 2: La garantie des risques locatifs

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La Ministre du logement, de la Ville et de l'exclusion voudrait plafonner les loyers et retirer les cautions.

J-J B : Allez-vous plafonner les loyers ?
C B : Pour l’instant ils se sont un peu stabilisés, il faudrait le faire mais je n’ai pas encore pris de décision.

J-J B : Vous êtes donc favorable au plafonnement des loyers ?
C B : A la réflexion j’y suis favorable parce qu’il y a un problème de pouvoir d’achat dans notre pays et d’un autre coté il faut bien savoir que ça c’est la réponse par rapport aux locataires, mais vous avez tout un tas de petits propriétaires privés qui attendent leur loyer pour pouvoir finir leur fin de mois parce que la retraite n’est pas suffisamment importante. Je dois tenir compte de cette réalité là, il faut un équilibre, nous sommes en train d’y réfléchir.

J-J B : Sur les cautions demandées à ceux qui veulent louer, où en êtes vous ?
C B : Je suis en train de travailler pour la garantie du risque locatif, une garantie donnée aux propriétaires d’être payé et de retrouver son appartement dans le même état qu’au départ. Une fois que la garantie du risque locatif va être universelle, dans les mois qui viennent, je pense qu’il ne devrait plus y avoir besoin de caution.

J-J B : On supprimera la caution ?
C B : J’y suis favorable bien sûr. On ne peut pas tout avoir, ce n’est pas possible.

J-J B : Donc on garanti le paiement du loyer mais on supprime la caution, c’est donnant-donnant.
C B : Exactement, c’est l’orientation.

J-J B : En région parisienne, certains ménages ne peuvent plus se loger parce que le logement représente presque 50% de leurs revenus. Alors que fait-on pour eux ?
C B : Je pense que la question qui est posée est celle du pouvoir d’achat ; je constate que j’ai pu acheter ma maison grâce à l’inflation, aujourd’hui on a un espèce de credo sur l’euro fort, très bien, mais est ce qu’il vaut mieux avoir l’euro fort et des gens qui ne peuvent pas se loger et qui ont de grandes difficultés à vivre, ou bien l’inflation pour que les choses puissent s’équilibrer. Personnellement mon choix est fait, je trouve que la position du Président de la République qui pose la question au niveau européen est très importante et très intéressante.

J-J B : Demandez-vous aux banques de renégocier les prêts à taux variables ?
C B : Oui, il va falloir que les banques fassent un effort, cela dit, le taux variable c’est toujours un grand risque et les gens ne connaissent pas vraiment ces risques. Souvent ce sont d’ailleurs les personnes souvent les plus fragiles qui acceptent le taux variables, en se disant qu’ils vont gagner davantage en vieillissant mais en réalité tout ça est très instable et risqué.

J-J B : Vous allez demander aux banques de renégocier ces prêts ou vous ne savez pas ?
C B : Je ne sais pas ce que le Président va décider, ce n’est pas dans mon secteur directement, mais ça a des conséquences très directes sur mon secteur.

La rédaction-Bourdin & Co