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Thème 2: L'Arche de Zoé

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Marie Georges Buffet sensible au travail des ONG souhaite de la transparence dans cette affaire.

J-J B : Il y a la politique mais il y a aussi l’actualité à savoir l’opération de l’association l’Arche de Zoé au Tchad. Quel est votre sentiment ce matin ?
M-G B : Un immense gâchis par rapport à toutes les associations qui mènent un travail remarquable auprès des enfants partout dans le monde. On a l’impression d’une opération coup de poing qui ne s’est appuyé sur aucun règlement international. Un immense gâchis parce que bien sûr, il y a des hommes et des femmes qui sont meurtris dans cette affaire. Je ne pense pas qu’on ait face à nous des brigands mais des familles qui avaient des démarches honnêtes et qui aujourd’hui ne savent plus où ils sont. Il faut y voir clair par ce que je voudrais savoir exactement quelle est la responsabilité du Gouvernement français. Est ce que oui ou non on a tout fait pour que cette opération ne se fasse pas. Il semblerait qu’on ait été au courant, que l’armée ait contribué à un moment au niveau des transports.

J-J B : Qu’est-ce que vous demandé au Gouvernement français ?
M-G B : Toute la transparence sur ce qu’il s’est passé et une explication aussi du Gouvernement tchadien parce qu’il a semble-t-il donné des autorisations. Aujourd’hui on en fait un jeu politique, le Président du Tchad monte très fort sur le rapt d’enfants, l’opinion au Tchad est très en colère, mais peut être essayons d’apaiser cette colère qui éclate de part et d’autre, essayons de faire en sorte que la vérité éclate, et que les hommes et les femmes soient jugés avec clémence.

J-J B : Est-ce que les membres de l’association de l’Arche de Zoé doivent être jugés en France ?
M-G B : Ils doivent répondre de leurs actes dans le pays aussi où ils les ont commis.

J-J B : Donc au Tchad ?
M-G B : Ou alors on semblerait dire que l’on ne fait pas confiance à la justice tchadienne ce qui serait un apriori grave.

J-J B : Vous connaissez bien les associations internationales et le monde associatif. Peut-on s’asseoir sur les règles internationales lorsque l’on crée une ONG ?
M-G B : Dans le monde associatif il y a 98% des associations qui essaient de respecter des règles, de s’appuyer sur des règlements internationaux pour donner leurs actions, de respecter les cultures des pays où ils agissent, de travailler avec des hommes et des femmes de ces pays parce qu’il y a aussi des associations sur place. Il s’agit donc pour eux de faire un travail respectueux et constructif. Et puis il y a quelques associations qui ne respectent pas ces règles et qui nuisent à l’ensemble du mouvement associatif, donc il faut s’appuyer les règles internationales.

J-J B : Est-ce que les journalistes qui sont embarqués dans cette affaire pour faire leur travail doivent être libérés ?
M-G B : Je pense que oui, ils ne sont pas responsables de la conduite de cette affaire.

La rédaction-Bourdin & Co