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Stanislas Guerini, le patron de LaREM, ne veut "aucun tabou" sur le référendum d'initiative citoyenne

Invité de Jean-Jacques Bourdin pour RMC-BFMTV ce lundi matin, le délégué général de la République en marche s'est dit favorable à débattre sur le RIC, la demande qui monte en plus en plus parmi les rangs des gilets jaunes et sur les réseaux sociaux.

Après les revendications portées sur le pouvoir d'achat, la mobilisation des gilets jaunes ce week-end a pris un tournant plus politique. Si le mouvement a connu un véritable essoufflement avec deux fois moins de manifestants partout en France, une revendication a toutefois clairement émergé: le RIC, pour référendum d'initiative citoyenne.

"C'est une aspiration à exister", commente Stanislas Guerini, le délégué général de la République en marche nouvellement élu, invité ce lundi matin de Jean-Jacques Bourdin sur RMC-BFMTV.

"Un certain nombre de nos citoyens se sentaient exclus du débat, mis de côté, invisibles, je crois que l'aspiration profonde de notre société est à la fois à trouver des solutions pour répondre à l'urgence sociale, mais aussi à exister pleinement en tant que citoyens, et c'est ça qu'on va devoir discuter dans notre grand débat."

Pour celui qui est également député de la 3e circonscription de Paris, "tous les citoyens veulent être pleinement reconnus pour ce qu'ils sont, pour leur capacité d'expression, leur capacité à avoir des idées". A ce titre, notre invité estime que "la question du référendum d'initiative citoyenne" doit être posée, au même titre que celles sur les votes blancs et nuls.

Améliorer un texte déjà existant?

"Sur le référendum d'invitation citoyenne", poursuit l'élu, "il ne doit y avoir aucun tabou". Avant de faire référence aux "choses déjà existantes" en la matière. En l'occurence, la possibilité de faire appel à des "référendums d'initiative partagée" créées en 2008 sous Nicolas Sarkozy mais dont l'application concrète est jugée bien trop compliquée. 

"C'est peut-être sur ça qu'il faut travailler" estime notre invité. "Améliorer ce texte ça permet d'avoir des initiatives des élus, des parlementaires et des citoyens."

"Je ne veux pas qu'on puisse réveiller avec la peine de mort"

Face à cette demande qui monte de la part des gilets jaunes, mais qui fut également portée sur différents noms et différentes formes par plusieurs candidats lors de la dernière présidentielle, Stanislas Guerini fait part de ses craintes:

"Je ne veux pas que demain on puisse se réveiller avec la peine de mort dans notre pays parce qu’on a eu un référendum d'initiative citoyenne."

Et d'égratigner, au passage, le leader des Républicains "Ou parce que Laurent Wauquiez un jour se sera réveillé en se disant 'tiens et si on faisait la castration chimique pour les délinquants sexuels?' Moi, je crois aussi à la démocratie représentative", conclut notre invité.

Jérémy Maccaud