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Sondage: inverser la courbe du chômage ne profiterait pas à Hollande

Même s'il réalisait une promesse de campagne, François Hollande ne serait pas plus populaire (photo d'illustration)

Même s'il réalisait une promesse de campagne, François Hollande ne serait pas plus populaire (photo d'illustration) - AFP

D'après un sondage, les Français ne croient pas à une inversion de la courbe du chômage. Et même si elle se produisait, elle ne profiterait pas au président de la République.

Encore un très mauvais signal pour le président de la République. Inverser la courbe du chômage était une de ses promesses de campagne. Pourtant, si le nombre de demandeurs d'emploi diminuait continuellement dans les mois à venir, la popularité de François Hollande n'en bénéficierait pas.

Selon un sondage Odoxa pour France info* publié ce vendredi, 82% des Français ne croient pas à l'inversion de la courbe du chômage et si elle se produisait, cela n'améliorerait pas l'opinion de 77% d'entre eux à l'égard de François Hollande.

Hollande toujours impopulaire

Après l'annonce de la baisse du nombre de chômeurs en septembre, une partie de la majorité a vu l'accomplissement d'une promesse de campagne. Certains, comme François Rebsamen, ont même perçu un gage de crédibilité pour une candidature de François Hollande à l'élection présidentielle de 2017. Mais malgré tout, le chef de l'Etat resterait impopulaire auprès des Français. 

Selon ce sondage, seuls 17% des Français pensent que la baisse du nombre de chômeurs enregistrée en septembre "annonce l'inversion de la courbe du chômage promise depuis longtemps par François Hollande".

Juppé mieux placé contre le chômage

Si 93% des proches de la droite ne s'attendent pas à l'inversion de la courbe, c'est aussi le cas de 61% des sympathisants de gauche, selon cette enquête.

Alain Juppé arrive en tête des personnalités qui, selon les personnes interrogées, feraient "plutôt mieux" que François Hollande contre le chômage, avec 35% de réponses positives, mais pour 17% il ferait "plutôt moins bien" et pour 47% "ni mieux ni moins bien".

*Enquête réalisée en ligne les 26 et 27 octobre auprès de 983 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4% à 3,1%.

M.L. avec AFP