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2017: Mélenchon devance Hollande et Valls à gauche

Le député européen, Jean-Luc Mélenchon, le 23 avril 2016 à Montréal.

Le député européen, Jean-Luc Mélenchon, le 23 avril 2016 à Montréal. - Marc BRAIBANT - AFP

Un nouveau sondage, publié ce mardi soir, révèle que Jean-Luc Mélenchon devance dans tous les cas François Hollande et Manuel Valls lors du premier tour de l'élection présidentielle de 2017.

Nouvelle claque pour François Hollande. Dans l'éventualité où ils seraient candidats en 2017, François Hollande ou Manuel Valls se verraient devancer par Jean-Luc Mélenchon dans les sept configurations présentées dans ce sondage Kantar Sofres OnePoint pour Le Figaro, LCI et RTL publié ce mardi soir.

Mélenchon, devant Hollande et Valls

Dans les cas de figure où François Hollande fait face, à gauche, à Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, c'est l'ex-ministre de l'Economie qui l'emporte toujours devant l'eurodéputé et enfin François Hollande. Autre hypothèse. Si François Hollande affronte à gauche seulement Jean-Luc Mélenchon, ce dernier l'emporterait aussi sur l'actuel chef de l'Etat.

Dans ces deux mêmes configurations, si Manuel Valls prend la place de François Hollande, l'actuel Premier ministre terminerait lui aussi en troisième position et également derrière Mélenchon. De quoi refréner les ambitions de l'actuel Premier ministre que bon nombre de députés, à l'image de Jean-François Cambadélis, estiment "présidentiable".

Valls change de tactique

C'est donc probablement en fonction de ces hypothèses que Manuel Valls, brandissant la menace d'une gauche "pulvérisée" à la présidentielle, s'est repositionné samedi dernier au centre du jeu, se disant "fier" du bilan gouvernemental, avec un appel au rassemblement lancé à Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron. Un message de main tendue à toute sa "famille politique". Un vibrant plaidoyer pour l'unité prononcé une nouvelle fois ce mardi même devant les socialistes du Palais Bourbon qui ont fait part de leur doutes sur l'avenir du parti.

Pourtant, il y a huit mois, le Premier ministre avait fait le constat froid de "positions irréconciliables à gauche", enterrant alors une grande primaire de rassemblement de Jean-Luc Mélenchon à Emmanuel Macron. 

A.C. avec AFP