BFMTV

Édouard Philippe prédit "une tempête économique", "sanitaire", "peut-être sociale"

L'ancien chef du gouvernement et actuel maire du Havre a tenu, ce mercredi soir, un discours sur la situation de crise actuelle et à venir. "Les temps qui viennent vont être difficiles", a-t-il prévenu.

L'ancien Premier ministre et maire du Havre, Edouard Philippe a appelé, ce mercredi soir, à Octeville-sur-Mer au "rassemblement" alors que "nous allons affronter une tempête", a-t-il prévenu.

"Je crois que nous aurons bien besoin dans les semaines qui viennent de cette capacité de rassemblement, de dépassement", a estimé Édouard Philippe, lors d'une réunion publique à laquelle assistaient quelque 200 personnes, dont de nombreux élus, en prévision des prochaines sénatoriales le 27 septembre.

"Les temps qui viennent vont être difficiles"

"Je pense que nous allons affronter une tempête: une tempête économique, une tempête sanitaire, peut-être une tempête sociale. Les temps qui viennent vont être difficiles", a poursuivi l'ancien Premier ministre. "Sur un bâteau, quand la tempête arrive, l'important n'est pas forcément d'être d'accord sur toutes les questions avec ceux qui sont sur le bâteau, mais de savoir où l'on veut aller et comment affronter la tempête", a-t-il estimé.

Évoquant son ancienne formation politique, Les Républicains (LR), Édouard Philippe a déclaré: "J'ai longtemps fait partie d'une formation politique qui m'a exclu parce que j'avais fait le choix d'accepter la proposition du président de la République et de diriger un gouvernement qui voulait réduire le déficit, réformer l'assurance chômage, augmenter le budget de la défense, réformer la SNCF.... Et je suis assez reconnaissant aux responsables de ce parti politique: c'est vrai que je suis plutôt mieux à l'extérieur", a-t-il taclé.

Soutien à la sénatrice sortante Agnès Canayer

L'ancien chef du gouvernement était venu soutenir la sénatrice sortante, Agnès Canayer (LR), qui conduit la liste d'union de la droite et du centre pour les sénatoriales en Seine-Maritime.

"J'ai toujours dit que je soutiendrais Agnès (Canayer) aux élections sénatoriales et j'ai posé comme conditions à tous ceux qui ont accepté de me suivre dans les élections municipales: vous pensez ce que vous voulez au niveau national, sauf les extrêmes et vous pouvez vous engagez comme vous l'entendez", a poursuivi le maire du Havre qui s'est exprimé durant une vingtaine de minutes.

"Je suis assez insensible aux logiques partisanes. Je pense que les gens votent pour les conseillers départementaux, les maires, les sénateurs pour ce qu'ils connaissent de la personne, par adhésion à la personne, à ce qu'elle fait, ce qu'elle comprend (...) Plutôt qu'aux logiques partisanes, intéressons-nous aux femmes, aux hommes, aux projets, à la méthode, aux valeurs, à ce pour quoi vous voulez vous battre. Le dépassement, le sens de l'Etat, le sens de la France, devraient pouvoir plus sûrement qu'une boussole partisane nous dire comment travailler ensemble", a encore affirmé M. Philippe.

Jeanne Bulant avec AFP Journaliste BFMTV