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Semi-liberté pour Georges Cipriani, ancien d'Action directe

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PARIS - La cour d'appel de Paris a accordé un régime de semi-liberté à Georges Cipriani, ancien militant du groupe armé d'extrême gauche Action...

PARIS (Reuters) - La cour d'appel de Paris a accordé un régime de semi-liberté à Georges Cipriani, ancien militant du groupe armé d'extrême gauche Action directe emprisonné depuis 23 ans pour deux assassinats, apprend-on auprès du parquet général de Paris.

Contre l'avis du parquet, qui demandait un maintien en détention, la cour a confirmé un jugement rendu en première instance le 24 février.

A partir de mi-avril, Georges Cipriani travaillera durant la journée à la Banque alimentaire à Strasbourg, avant de retourner dormir en cellule. Dans un an, si aucun problème n'est constaté, il pourra obtenir éventuellement une libération conditionnelle.

Le détenu âgé de 59 ans purge à la centrale d'Ensisheim (Haut-Rhin) une peine de réclusion à perpétuité pour l'assassinat du P-DG de Renault Georges Besse le 17 novembre 1986 à Paris et de l'ingénieur général de l'armement René Audran, le 25 janvier 1985.

Il était l'un des membres du 'noyau dur' d'Action directe, organisation décapitée le 21 février 1987 lorsque ses principaux animateurs ont été arrêtés dans une ferme isolée du Loiret.

En détention, il a d'abord souffert de troubles psychiatriques qu'il a soignés, avant de passer plusieurs diplômes.

La page Action directe se tourne pour la justice, sauf pour son ancien chef Jean-Marc Rouillan. Après s'être vu accorder une semi-liberté en décembre 2007, il a été renvoyé en détention à plein temps en octobre 2008 parce qu'il avait laissé entendre dans la presse qu'il ne regrettait pas ses crimes.

Une autre membre d'Action directe, Joëlle Aubron, atteinte d'une tumeur au cerveau, a été pour sa part libérée le 16 juin 2004 avant de décéder le 1er mars 2006.

Nathalie Ménigon, qui a épousé Jean-Marc Rouillan en détention, est libre depuis août 2008 après avoir obtenu une libération conditionnelle. Régis Schleicher bénéficie d'une semi-liberté depuis août 2009.

Thierry Lévêque, édité par Jean-Baptiste Vey