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Ségolène Royal dévoile un courrier évoquant son prochain licenciement du poste d'ambassadrice des pôles

Ségolène Royal à Paris, le 11 décembre 2017

Ségolène Royal à Paris, le 11 décembre 2017 - Eric Piermont / AFP

Le Canard Enchaîné a annoncé, ce mardi, sur Twitter, que Ségolène Royal allait être convoquée par le Quai d'Orsay pour licenciement. L'ancienne ministre a répondu sur Facebook dans la foulée, expliquant ne pas être convoquée "car le licenciement de cette mission bénévole sur les pôles a déjà eu lieu, sans entretien préalable."

Ce mardi, Le Canard enchaîné a annoncé sur son compte Twitter que Ségolène Royal allait être convoquée au Quai d'Orsay pour licenciement de son poste d'ambassadrice des pôles. Cette dernière a répliqué dans un post Facebook dans la foulée, expliquant que ce licenciement avait selon elle déjà eu lieu, en raison de ses récentes prises de parole critiques à l'égard de l'action du gouvernement.

L'ancienne ministre, qui partage une lettre adressée par le Quai d'Orsay le 7 janvier dernier, affirme ne pas être "convoquée car le licenciement de cette mission bénévole sur les pôles a déjà eu lieu, sans entretien préalable, comme indiqué dans la lettre ci-jointe".

Question examinée lors du prochain conseil des ministres

"Il est envisagé de mettre fin à vos fonctions au regard de vos récentes prises de parole publiques, qui mettent en cause la politique du gouvernement à la mise en oeuvre de laquelle, en votre qualité d'ambassadrice, titulaire d'un emploi à la décision du gouvernement, vous êtes étroitement associée", peut-on lire dans la lettre, qui précise qu'un "prochain conseil des ministres pourrait examiner le projet de décret mettant fin" à ses fonctions d'ambassadrice.

"Je comprends par cette lettre que le Président de la République va mettre fin à mes fonctions à un prochain conseil des ministres puisque je n’ai pas l’intention de renoncer à ma liberté d’opinion et d’expression garantis par la Constitution. J’en prends acte", poursuit-elle sur le réseau social.

Selon l'article du Canard Enchaîné, qui paraît mercredi, "le chef de l'Etat en personne a approuvé cette sanction, à condition a-t-il précisé, que l'intéressée ne soit pas 'humiliée'".

Royal dit se tenir "à la disposition des commissions affaires étrangères et développement durable pour témoigner sur tous ces travaux ainsi que pour défendre l’Institut polaire qui a besoin de moyens pour assurer encore mieux le rayonnement scientifique de la France".

Une candidature en 2022?

Au Parisien, Luc Carvounas, un député PS qui fait partie des soutiens de l'ex-candidate à la présidentielle de 2007, assure "qu'elle continuera à dire ce qu'elle pense de l'état du pays et des solutions qu'elle peut apporter".

De là à envisager une candidature en 2022, il n'y a qu'un pas... Le quotidien dévoile ainsi que Ségolène Royal a réuni, dimanche dernier, sa garde rapprochée pour partager une galette des rois. Soit "le signe qu'elle est repartie", selon un vieil ami. 

Clément Boutin