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Loi "Sécurité globale": droite et extrême droite dénoncent les violences contre les forces de l'ordre

Marine Le Pen a accusé François Fillon de vouloir privatiser la Sécurité sociale.

Marine Le Pen a accusé François Fillon de vouloir privatiser la Sécurité sociale. - Martin Bureau - AFP

Plusieurs élus ont notamment regretté que ces manifestations aient "gâché le jour de réouverture des petits commerces"

"Honte à ces racailles", jour de réouverture des petits commerces "gâché à Paris par des milices d'extrême gauche": responsables de droite et d'extrême droite ont dénoncé des incidents, dont des attaques contre des forces de l'ordre, lors de manifestations contre les violences policières.

"Comme je l'avais prévu, le jour de réouverture pour nos petits commerçants est gâché, à Paris, par les milices d'extrême gauche. Les Français en ont assez de ces images de saccage permanent", a twitté la cheffe du Rassemblement national Marine Le Pen, estimant que "jamais il n'a été aussi impératif et urgent de remettre la France en ordre".

"Je n'accepte plus l'effondrement de notre État"

"Honte à ces racailles. Je n'accepte plus l'effondrement de notre État, si dur avec les citoyens honnêtes et si lâche avec les voyous. Je n'accepte plus ces bureaucrates qui nous conduisent à la tyrannique anarchie. 2022, vite! 2022, la révolution de l'ordre juste et du bon sens", a twitté le numéro 2 des Républicains Guillaume Peltier, en relayant une vidéo de policiers frappés à Paris par des manifestants.

"Et là on ne s'émeut pas ?", s'est interrogé de son côté le patron du groupe LR de l'Assemblée nationale Damien Abad, relayant également la vidéo, en estimant que "la violence d'où qu'elle vienne doit être condamnée et sanctionnée".

"Ne nous y trompons pas"

"Ne nous y trompons pas", a écrit sur Twitter le député Eric Ciotti. Selon lui, "la police est le dernier rempart contre leur tyrannie" car "ceux qui brûlent et cassent ne défendent pas la liberté mais veulent le chaos pour installer leur dictature".

Même indignation du maire de Nice, Christian Estrosi, qui a dénoncé des "images de policiers lynchés inacceptables", estimant que "ces voyous ne marchent pas pour la liberté mais pour l'anarchie et la haine". Selon lui, "la manifestation à #Paris devient un prétexte pour casser du flic en détruisant au passage des commerces qui auraient pu ouvrir".

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a condamné, ce samedi, "une nouvelle fois les violences inacceptables contre les forces de l'ordre". Dans un tweet, il a fait état de "37 policiers et gendarmes blessés" au cours de ces manifestations. A Paris, où son ministère a évoqué 23 policiers blessés, la marche des libertés a donné lieu à des heurts entre manifestants et forces de l'ordre. Plusieurs vidéos ont circulé sur les réseaux sociaux montrant des policiers violemment frappés.

Cy.C avec AFP