BFMTV

Sécurité des femmes à Paris: Griveaux promet "des forces de sécurité" dans un wagon par rame

Benjamin Griveaux le 28 mars 2019

Benjamin Griveaux le 28 mars 2019 - Thomas Samson - AFP

Le candidat LaREM aux municipales de mars prochain a fait savoir qu'il envisageait de mettre en place des "forces de sécurité" dans chaque rame de métro et de RER afin que les femmes se sentent davantage en sécurité dans les transports en commun.

Benjamin Griveaux, candidat LaREM à la mairie de Paris, mettra en place s'il est élu des "forces de sécurité dans un wagon par rame" de métro et de RER, pour assurer la sécurité des voyageuses, annonce-t-il dans un communiqué samedi.

"Des policiers municipaux viendront en soutien de la sûreté RATP pour assurer une présence systématique dans un wagon par rame, toutes les nuits, de 22h jusqu'à la fermeture", a assuré le candidat investi en juillet par La République en marche (LaREM) pour les municipales de mars 2020, convaincu que "la sécurité dans les transports, et notamment le métro, est également le combat du maire".

Mise en place de "voitures sanctuaires"

En accord avec la région Ile-de-France, la RATP et la SNCF, l'ancien porte-parole du gouvernement souhaite mettre en place "des voitures 'sanctuaires', accessibles à tous sans distinction de sexe" et qui seront également dotées de "dispositifs de sécurité comme des boutons d'alerte et des caméras", poursuit le candidat.

L'une des priorités est de "faire en sorte que les femmes se sentent en sécurité à Paris dans l'espace public", selon Benjamin Griveaux.

Le candidat à la mairie de Paris souhaite également que la ville de Paris récupère "la compétence d'hébergement d'urgence" et mette "à disposition des appartements dans le diffus (...) à Paris ou en dehors" pour les femmes victimes de violence et qui auraient besoin d'une mise à l'abri.

"Elles pourront y rester 3 mois, 6 mois, un an s'il le faut, le temps de se reconstruire, de récupérer", avance Benjamin Griveaux.

Ces annonces surviennent le jour d'une manifestation nationale contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes, qui a rassemblé 49.000 manifestants à Paris selon un décompte du cabinet Occurrence réalisé pour plusieurs médias, et 100.000 selon le collectif féministe #NousToutes.

Jeanne Bulant avec AFP