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Santé mentale des Français: Macron demande au gouvernement de préparer "une stratégie"

Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée ce mardi soir.

Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée ce mardi soir. - THOMAS COEX

Le président a abordé ce mardi comme son gouvernement ces derniers jours, la question des conséquences psychologiques de la pandémie sur les Français.

Au début de son allocution, ce mardi soir, Emmanuel Macron a tenu à aborder les "conséquences de long terme liées au virus", en particulier concernant la santé mentale des Français, au cœur des différentes interventions des membres du gouvernement ces derniers jours.

Il a notamment annoncé demander au gouvernement "de préparer une stratégie pour prendre en compte les conséquences psychologiques de la pandémie et des différents confinements".

"Je sais en particulier combien les personnes âgées, à domicile comme dans les maisons de retraite, combien les personnes en situation de handicap ont souffert et souffrent encore de leur isolement et combien nous devons les accompagner dans la durée", a-t-il souligné.

"Éviter une vague de la santé mentale"

Jeudi, Olivier Véran avait ouvert son point hebdomaire sur l'épidémie en affirmant que "l'impact psychologique de l'épidémie et, plus encore du confinement, est réel". "La santé mentale des Français s'est significativement dégradée entre fin septembre et début novembre", avait ajouté le ministre de la Santé, indiquant que près de 20.000 appels étaient passés chaque jour au numéro vert d'aide psychologique mis en place.

"Nous voulons éviter une troisième vague, qui serait une vague de la santé mentale pour les jeunes et pour les moins jeunes. (...) Il faut être extrêmement attentif: nous devons plus que jamais venir en aide à celles et ceux qui ressentent le poids de la solitude. Ils ne sont pas seuls, il existe des structures pour les aider, les écouter. Il n'y a jamais rien de bénin quand on ressent de la souffrance", avait encore déclaré Olivier Véran, mercredi, lors d'une visite à Paris sur une plateforme d'écoute destinée aux jeunes de 12 à 25 ans.

Mardi dernier, le directeur général de la Santé Jérôme Salomon avait déjà évoqué "une augmentation importante des états dépressifs", qui touchaient le double de personnes début novembre par rapport à fin septembre.

Clément Boutin Journaliste BFMTV