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"S'ils bloquent, il faut être très ferme": Castex hausse le ton contre les "convois de la liberté"

Le Premier ministre Jean Castex à l'Assemblée nationale, le 18 janvier 2022 à Paris

Le Premier ministre Jean Castex à l'Assemblée nationale, le 18 janvier 2022 à Paris - Thomas SAMSON © 2019 AFP

Le Premier ministre a porté un regard sévère sur les milliers d'opposants qui ont pris la route pour bloquer la capitale à partir de vendredi soir pour protester contre le pass vaccinal.

Alors que des milliers de Français ont pris la route pour monter à Paris pour s'opposer au pass vaccinal malgré l'interdiction de la Préfecture de police, Jean Castex menace les "convois de la liberté" ce vendredi.

Pas le droit "de bloquer les autres"

"Le droit d'avoir une opinion et de manifester est un droit garanti constitutionnellement dans notre démocratie. Le droit de bloquer les autres ou d'empêcher d'aller et venir ne l'est pas ! (...) Des contrôles seront fait. S'ils bloquent la circulation, ils seront arrêtés", a prévenu le Premier ministre dans le 13h de France 2.

Depuis ce vendredi matin sur BFMTV, bon nombre de conducteurs qui participent à ces convois s'étonnent de cette interdiction. "Ils ne pourront pas refuser tout le monde, c’est impossible", martèle l'une d'entre eux, tandis qu'une seconde ajoute, "qu’on ne nous empêche pas de circuler quand même, c’est une liberté fondamentale."

"J'ai demandé au ministre de l'Intérieur, au préfet de police, de prendre des mesures pour ne pas bloquer Paris comme c'était, semble-t-il, l'intention des manifestants", a rappelé Jean Castex. "S'ils bloquent la circulation ou s'ils tentent de bloquer la capitale, il faut être très ferme", a-t-il insisté.

C'est mercredi que ces premiers "convois de la liberté" français, inspirés de la contestation née au Canada, sont partis en voiture, camping-car ou covoiturage de Nice, Bayonne ou encore de Perpignan.

"La liberté, c'est celle de ne pas contaminer les autres"

"Ce sont surtout des revendications à connotation sanitaire et des revendications qu'on connaît depuis longtemps contre la vaccination (...). Je ne peux pas laisser associer ces attaques virulentes contre la vaccination avec le mot liberté. La liberté, c'est pas celle de contaminer les autres !", a encore jugé le locataire de Matignon sur France 2.

Le mouvement, initié depuis une semaine sur les réseaux sociaux, se présente comme "l'étape d'après" les manifestations de rue anti-gouvernementales, des gilets jaunes et plus récemment des opposants au pass sanitaire, selon les organisateurs.

Marie-Pierre Bourgeois