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Rythmes scolaires: Nicolas Dupont-Aignan appelle à cadenasser les écoles ce mercredi

Nicolas Dupont-Aignan, maire de Yerres dans l'Essonne, fervent opposant à la réforme des rythmes scolaires

Nicolas Dupont-Aignan, maire de Yerres dans l'Essonne, fervent opposant à la réforme des rythmes scolaires - Alain Jocard - AFP

Le président de Debout La République et député-maire de Yerres a appelé, lundi, à cadenasser les écoles mercredi pour protester contre la réforme des rythmes scolaires.

Alors que la nouvelle ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem a assuré la veille qu'aucune exception ne serait tolérée dans la mise en application des nouveaux rythmes, Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout La République et député-maire de Yerres, dans l'Essonne, a appelé lundi à cadenasser les écoles pour protester contre la réforme. Et d'évoquer sur France Inter une "réforme catastrophique".

Le 26 août, l'ex-candidat à l'Elysée en 2012 avait annoncé une action d'une trentaine de maires de son département pour s'y opposer, assurant que chaînes et cadenas avaient déjà été achetés pour barrer les écoles.

Manifestation prévue mercredi à Evry, fief de Valls

Dimanche, il avait renchéri sur le site du JDD: "Je serai le porte-parole des maires accablés." "Mercredi, nous irons manifester à Evry, la ville de Manuel Valls. Et le matin, nous serons des centaines de communes à cadenasser nos écoles pour conserver les horaires de l'an passé."

Un élu de la République appelle donc à ne pas respecter la loi, lui a objecté France Inter. "D'abord ce n'est pas une loi", a tranché Nicolas Dupont-Aignan. "C'est un décret qui sera non constitutionnel puisque l'Etat ne compense pas les charges qu'il impose aux communes", a-t-il jugé.

"Pas une question d'argent"

"L'Etat se défausse sur les 36.000 communes de trois heures de garde des enfants", a accusé le député qui se réclame du gaullisme. Il a dit ne pas avoir "trouvé les animateurs pour le mercredi après-midi", alors que pour les seules maternelles, il en fallait "120, dans une ville de 30.000 habitants. Je ne les trouve pas".

"Ce n'est même pas une question d'argent!" a-t-il insisté. "Il n'y avait pas sur le marché du travail des personnes compétentes, formées, capables d'assumer cette réforme.

M.G. avec AFP