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Roms à "évincer": l'Intérieur "rectifie" la note interne d'un commissariat parisien

Bernard Cazeneuve.

Bernard Cazeneuve. - -

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve a indiqué que la note d'un commissariat parisien sur les Roms a été "rectifiée".

La consigne interne, donnée aux policiers du VIe arrondissement de Paris, "d'évincer" les familles roms vivant dans la rue, a été "rectifiée", a annoncé mardi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, aucun contrôle de police ne devant cibler une personne en fonction de sa nationalité.

Le ministre rappelle dans un communiqué "le principe selon lequel aucun contrôle de police ne peut être effectué en ciblant une personne en fonction d'une nationalité réelle ou supposée".

"C'est ce principe qui fonde d'ailleurs la réalité du travail remarquable effectué quotidiennement par les policiers, dans le VIe arrondissement de Paris comme ailleurs" permettant de "lutter contre la mendicité illégale, contre l'exploitation des mineurs et d'éviter que des familles avec des enfants en bas âge ne dorment dans la rue", ajoute-t-il.

Rassemblement devant le commissariat

Évoquant le problème des "campements illicites", il invoque la circulaire interministérielle du 26 août 2012, "qui permet d'appliquer avec fermeté et humanité trois principes : le démantèlement des campements illicites en proposant des solutions d'hébergement chaque fois que cela est possible, le respect du droit au séjour et la coopération avec les pays d'origine pour y permettre leur réinsertion".

L'existence de la "main courante informatisée" du commissariat du VIe arrondissement préconisant d'"évincer systématiquement" les Roms a été révélée par Le Parisien et confirmée par le directeur de cabinet du Préfet de police, suscitant plusieurs réactions.

Une association de défense des roms, La Voix des Roms, a affirmé notamment qu'une police "qui recense les roms sous prétexte de 'prochaines opérations d'éviction et d'assistance' n'est pas une police d'un Etat démocratique". "Indigné" par cette consigne interne, SOS Racisme a appelé à un rassemblement devant le commissariat mis en cause, mardi à 18h30.

La rédaction