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Repentin : « Des quotas obligatoires de jeunes en alternance » dans les entreprises et les collectivités

Le ministre délégué en charge de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage Thierry Repentin veut que les collectivités locales soient obligées d'embaucher un certain quota de jeunes en alternance.

Le ministre délégué en charge de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage Thierry Repentin veut que les collectivités locales soient obligées d'embaucher un certain quota de jeunes en alternance. - -

Invité sur RMC ce mardi matin, Thierry Repentin, ministre délégué en charge de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, a réagi à l’annonce de François Hollande de vouloir proposer une formation à un chômeur sur deux dans un délai de deux mois, et a annoncé des quotas obligatoires de jeunes en alternance dans les entreprises.

Pour le ministre délégué en charge de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, Thierry Repentin, ce mardi matin sur RMC, le système de formation actuellement proposé n’est pas suffisant. Afin de mieux former les jeunes, le ministre a donc annoncé « des quotas obligatoires de jeunes en alternance » dans les entreprises, une mesure qui concernera « y compris les collectivités locales ».

« Actuellement, seul 1 chômeur sur 4 intègre une formation sous 2 mois »

Par ailleurs, « actuellement, un chômeur sur quatre intègre une formation sous deux mois, regrette le ministre. Le président veut que ce soit un chômeur sur deux. On va s’assurer que vous intégriez la formation sous les deux mois », dit-il, précisant que « vous n’êtes pas obligés d’accepter la formation ». En 2011, il y avait « 6 000 chômeurs en formation ». Et le coût est impressionnant : « 32 milliards d'euros dépensés pour la formation des salariés comme des chômeurs », précise le ministre. Pour augmenter la capacité de formation et pouvoir atteindre les objectifs fixés par le président, Thierry Repentin annonce donc que « le dispositif sera financé avec l’argent de Pôle Emploi, soit 1,8 milliard d’euros par an, et par les régions ». De plus, « on se rend compte que la taxe d'apprentissage n'est pas toujours bien utilisée, 60% va à l'apprentissage et 40% de la taxe est affectée à des grandes écoles qui n'en n'ont pas besoin », estime le ministre.

Mathias Chaillot