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Remaniement: ils ont dit "non" à un poste de ministre

François de Rugy (à gauche), Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili (à droite) ont été approchés pour rentrer au gouvernement.

François de Rugy (à gauche), Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili (à droite) ont été approchés pour rentrer au gouvernement. - Alain Jocard - AFP

Ils ont été appelés par l'entourage de Matignon, mais ont préféré décliner l'invitation. Revue de détail de ces politiques qui ont dit non.

"C'est une décision difficile à prendre" reconnaissait mardi soir sur BFMTV Barbara Pompili, approchée pour intégrer la nouvelle équipe. La coprésidente du groupe des Verts à l'Assemblée fait partie de ces appelés qui ont refusé un maroquin dans le gouvernement Valls II.

"C'est la première fois que je vois un remaniement où des gens préfèrent rester à l'extérieur! C'est le résultat du discours de terreur de Valls", regrette un cadre du PS dans les colonnes du Parisien. Qui sont ces politiques qui ont dit non et qui s'en targuent? Florilège.

> Des Verts qui refusent "à regret"

Outre Barbara Pompili, trois autres cadres parlementaires du parti "ont fait partie des sollicités", confiait-elle sur BFMTV: François de Rugy, Denis Baupin et Jean-Vincent Placé. Ce dernier a réclamé trois postes à Manuel Valls. Las, le Premier ministre "n'a pas fait l'effort, il nous a juste proposé un ministère et un secrétariat d'Etat", s'est désolé un élu.

"Les conditions pour la participation d'écologistes ne sont pas réunies", a confirmé sur Twitter le sénateur Placé, rejoignant la position de la secrétaire nationale, Emmanuelle Cosse, qui avait dès lundi écarté tout retour des écologistes au nom du parti.

> Une aile gauche fâchée du virage

François Lamy, sèchement écarté du gouvernement en avril dernier, a opposé une fin de non-recevoir à la proposition du Premier ministre, qui l'a appelé en personne. "Ce n'est pas une question personnelle, mais comme j'ai cru comprendre que le gouvernement ne devait avoir qu'une seule ligne, j'aurais peur de poser plus de problèmes dans quelques mois que de solutions", lui a répondu, non sans malice, le lieutenant aubryste, selon le Monde.

Quant à Robert Hue, dont le nom bruissait dans les couloirs des ministères, il a fait savoir sur son blog qu'il ne souhaitait pas faire partie de l'équipe, faute d'une "inflexion sociale nécessaire".

> Les radicaux restent au même nombre

Le patron de l'aile droite de la gauche, Jean-Michel Baylet, avait menacé début août le Premier ministre de quitter le gouvernement avec ses trois ministres (Sylvia Pinel, Thierry Braillard et Annick Girardin) si la réforme territoriale n'était pas amendée. Finalement, le vent nouveau qui souffle l'a convaincu de laisser ses trois membres dans l'équipe."Nous avons obtenu satisfaction sur deux points essentiels: le maintien des conseils généraux dans les territoires ruraux" et "le respect des accords électoraux" passés notamment avec le PS.