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Régionales: Xavier Darcos, le ministre le plus sévèrement battu

Xavier Darcos, tête de liste UMP en Aquitaine, a été sèchement battu au second tour des élections régionales. Le ministre du Travail a obtenu 28,01% des suffrages, contre plus de 56% des voix pour le président sortant, le socialiste Alain Rousset. /Photo

Xavier Darcos, tête de liste UMP en Aquitaine, a été sèchement battu au second tour des élections régionales. Le ministre du Travail a obtenu 28,01% des suffrages, contre plus de 56% des voix pour le président sortant, le socialiste Alain Rousset. /Photo - -

PARIS - Aucun des huit ministres de Nicolas Sarkozy têtes de liste pour les élections régionales ne s'est imposé dimanche, Xavier Darcos accusant la...

PARIS (Reuters) - Aucun des huit ministres de Nicolas Sarkozy têtes de liste pour les élections régionales ne s'est imposé dimanche, Xavier Darcos accusant la plus sévère défaite en Aquitaine.

La liste conduite par le ministre du Travail a recueilli 28,01% des suffrages, soit cinq points de moins qu'en 2004, face au président socialiste sortant, Alain Rousset, qui a été facilement réélu avec plus de 56% des voix.

Ce score fragilise sa position alors qu'il doit conduire la réforme des retraites, une des priorités du chef de l'Etat pour 2010.

Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, qui faisait équipe avec son collègue de la Défense, Hervé Morin, en Haute-Normandie, a accusé également une cinglante défaite avec 30,7% des voix contre plus de 55% au sortant socialiste.

En Ile-de-France, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, qui avait trois autres membres du gouvernement sur ses listes, a été nettement devancée par Jean-Paul Huchon.

En Franche-Comté, une région où la droite nourrissait quelques espoirs de reconquête au début de la campagne, le secrétaire d'Etat à la Coopération, Alain Joyandet, a également échoué, tout comme Hervé Novelli (commerce) dans le Centre, la présence du Front national au second tour pesant lourd dans les deux cas.

Deux autres secrétaires d'Etat, Valérie Létard et Dominique Bussereau, n'ont pu inverser des pronostics qui leur étaient très défavorables en Nord-Pas-de-Calais et en Poitou-Charentes.

En Auvergne, Alain Marleix (Collectivités territoriales), qui avait à ses côtés son ministre de tutelle, Brice Hortefeux (Intérieur), s'est nettement incliné par près de 20 points d'écart face au socialiste sortant malgré l'absence du Front national au second tour.

Yann Le Guernigou, édité par Gilles Trequesser