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Régionales: la Réunion bascule à droite

La Réunion a basculé à droite malgré un électorat majoritairement à gauche, la liste de la majorité présidentielle devançant celles de Paul Vergès, 85 ans, qui dirigeait l'île depuis 1988. /Photo prise le 21 mars 2010/REUTERS/Pascal Rossignol

La Réunion a basculé à droite malgré un électorat majoritairement à gauche, la liste de la majorité présidentielle devançant celles de Paul Vergès, 85 ans, qui dirigeait l'île depuis 1988. /Photo prise le 21 mars 2010/REUTERS/Pascal Rossignol - -

SAINT-DENIS DE LA REUNION - La Réunion a basculé à droite malgré un électorat majoritairement à gauche, la liste de la majorité présidentielle...

SAINT-DENIS DE LA REUNION (Reuters) - La Réunion a basculé à droite malgré un électorat majoritairement à gauche, la liste de la majorité présidentielle devançant celles de Paul Vergès, 85 ans, qui dirigeait l'île depuis 1988.

La liste du député UMP Didier Robert est arrivée en tête (45,5%) devant la coalition emmenée par le fondateur du Parti communiste réunionnais (35,5%) et le Parti socialiste (19%).

L'incapacité du PCR et du PS à s'unir a scellé le sort de Paul Vergès, qui attribue la responsabilité de sa défaite au maintien de la candidature socialiste (13% au premier tour).

"Jamais nous ne pourrons oublier cette trahison", a-t-il déclaré dimanche soir.

Selon le PS, le président sortant avait posé "des conditions inacceptables" à la fusion des deux listes de gauche.

Depuis plus de vingt ans, Paul Vergès avait réussi à maintenir son leadership sur la vie politique locale en compensant la baisse d'influence de son parti par des alliances dépassant souvent le clivage gauche-droite.

Entre les deux tours des régionales, il avait intégré sur sa liste un ancien adversaire, André Thien Ah-Koon, fortement marqué à droite. "Choix suicidaire", a commenté dimanche le député socialiste Patrick Lebreton.

En 2007, Nicolas Sarkozy avait obtenu à la Réunion son plus mauvais score au second tour de l'élection présidentielle, avec 36% des voix. Aux élections européennes de 2009, les listes soutenues par le PCR, le Parti socialiste et Europe Ecologie avaient rallié au total 64% des suffrages dans le département français de l'océan Indien.

Bernard Grollier, édité par Yves Clarisse