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Régionales: l'Alsace conserve sa singularité

L'Alsace, que les premiers sondages de campagne disaient prête à l'alternance, devrait rester la seule région métropolitaine dirigée par la droite, renforçant ainsi sa singularité dans le paysage politique français. La liste du sénateur UMP Philippe Riche

L'Alsace, que les premiers sondages de campagne disaient prête à l'alternance, devrait rester la seule région métropolitaine dirigée par la droite, renforçant ainsi sa singularité dans le paysage politique français. La liste du sénateur UMP Philippe Riche - -

STRASBOURG - L'Alsace, que les premiers sondages de campagne disaient prête à l'alternance, devrait rester la seule région métropolitaine dirigée...

STRASBOURG (Reuters) - L'Alsace, que les premiers sondages de campagne disaient prête à l'alternance, devrait rester la seule région métropolitaine dirigée par la droite, renforçant ainsi sa singularité dans le paysage politique français.

Le réveil des abstentionnistes au second tour des élections régionales a largement bénéficié à la majorité présidentielle en Alsace où la liste du sénateur UMP, Philippe Richert, a gagné onze points entre les deux tours.

Sa liste a obtenu environ 46% des suffrages contre environ 39% pour celle du socialiste Jacques Bigot, selon les sondages sortie des urnes. L'abstention serait passée de 56,64% à 48,5% entre le premier et le second tour.

Le Front national obtiendrait pour sa part 14% des voix, loin des 22% totalisés lors du deuxième tour en 2004.

Sa tête de liste, Patrick Binder, a expliqué cette contre-performance par le "vote utile" des Alsaciens qui auraient eu "peur de voir la région basculer à gauche".

Jacques Bigot a reconnu sa défaite tout en la relativisant par le fait que l'Alsace était la région de France ayant le plus voté, à 65%, pour Nicolas Sarkozy en 2007.

Sa liste de rassemblement avec les écologistes obtiendrait cinq points de plus qu'en 2004 tandis que celle de Philippe Richert en gagnerait trois par rapport au score d'Adrien Zeller, le défunt président UMP du conseil régional, dont droite et gauche se disputaient l'héritage.

Les résultats laissent par ailleurs apparaître une fracture grandissante entre une Alsace des campagnes qui continue à voter fortement à droite et une Alsace des villes, qui s'inscrit désormais à gauche.

Strasbourg, ville socialiste, mais également Mulhouse, fief du secrétaire d'Etat à la justice et transfuge du Parti socialiste, Jean-Marie Bockel, ont voté majoritairement pour Jacques Bigot.

A Colmar, ville dirigée par la droite depuis 60 ans, la liste de Philippe Richert et celle de Jacques Bigot arrivaient quasiment à égalité dans la soirée.

Gilbert Reilhac, édité par Gilles Trequesser