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Régionales: en Bretagne, Duflot fustige le socialiste Le Drian

Après trois jours de campagne au sein de la gauche rassemblée, la chef de file d'Europe Ecologie Cécile Duflot a jugé "totale" la responsabilité du socialiste Jean-Yves Le Drian dans l'échec de la fusion des listes de gauche en Bretagne, une situation iné

Après trois jours de campagne au sein de la gauche rassemblée, la chef de file d'Europe Ecologie Cécile Duflot a jugé "totale" la responsabilité du socialiste Jean-Yves Le Drian dans l'échec de la fusion des listes de gauche en Bretagne, une situation iné - -

par Pierre-Henri Allain RENNES - Après trois jours de campagne au sein de la gauche rassemblée, la chef de file d'Europe Ecologie Cécile Duflot a...

par Pierre-Henri Allain

RENNES (Reuters) - Après trois jours de campagne au sein de la gauche rassemblée, la chef de file d'Europe Ecologie Cécile Duflot a jugé "totale" la responsabilité du socialiste Jean-Yves Le Drian dans l'échec de la fusion des listes de gauche en Bretagne, une situation inédite en France.

La candidate écologiste en Ile-de-France a qualifié le président socialiste sortant de "dernier Mohican".

"La responsabilité du refus des accords est totalement du côté de Jean-Yves Le Drian", a-t-elle déclaré après une visite sur un marché rennais en compagnie de Guy Hascoët, tête de liste d'Europe Ecologie en Bretagne.

"La Bretagne est la leçon inverse de ce qui s'est passé ailleurs, quand le PS n'a pas la capacité de comprendre que les temps ont changé, qu'on peut passer des accords dans la clarté et la cohérence", a-t-elle dit. "Jean-Yves Le Drian est le dernier Mohican que cela contrarie et qui s'obstine."

Sur le marché d'un quartier populaire de Rennes, entre les poireaux et les galettes de blé noir traditionnelles, Cécile Duflot a distribué des programmes et répondu aux habitants qui l'interrogeaient sur les raisons de l'échec en Bretagne.

Une mère de famille, reprenant l'expression de Jean-Yves Le Drian, lui a demandé si Europe Ecologie n'avait pas été "trop gourmand" en réclamant 14 sièges alors que le candidat socialiste en proposait 10.

"Il ment!", a répété à plusieurs reprises Cécile Duflot.

"Il a sciemment et délibérément fait capoter la négociation et menti ensuite sur les règles de fusion démocratique pour embrouiller les électeurs", a-t-elle ajouté, reprochant au candidat de ne pas "assumer".

UNE "EXCEPTION BRETONNE"

"Il veut faire une exception bretonne à titre personnel ? Qu'il assume et qu'il ne dise pas que c'est à cause d'Europe Ecologie", a-t-elle lancé.

Jean-Yves Le Drian a assuré de son côté avoir "respecté le suffrage universel" dans ses propositions aux écologistes.

Après avoir célébré jeudi la nouvelle union de la gauche avec Marie-Georges Buffet et Martine Aubry, responsables du Front de gauche et du Parti socialiste, Cécile Duflot a estimé que le premier tour des régionales avait été la démonstration d'une "coopération interne" inédite au sein du mouvement.

"On a changé d'électorat et on a changé en terme d'organisation. Pour la première fois on a tous fonctionné en commun et chacun s'est senti soutenu pendant les négociations", a-t-elle expliqué.

Au premier tour, le PS a obtenu 37,19% en Bretagne, devant la majorité présidentielle emmenée par Bernadette Malgorn, qui a recueilli 23,73% des suffrages. Europe Ecologie est arrivé en troisième position, avec un score de 12,21%.

Edité par Yves Clarisse