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Réforme territoriale, profs: à Toulouse, Sarkozy pense déjà à 2017

Nicolas Sarkozy en meeting à Toulouse le 8 octobre.

Nicolas Sarkozy en meeting à Toulouse le 8 octobre. - Eric Cabanis - AFP

En meeting à Toulouse, le candidat à la présidence de l'UMP a précisé son programme pour 2017. Il propose ainsi de supprimer la carte des régions de François Hollande, et de réduire le nombre d'enseignants, tout en augmentant leur temps de travail et leur rémunération.

Réforme territoriale, nombre de postes dans l'éducation nationale et remise en question sur sa façon de dire les choses: Nicolas Sarkozy est entré dans le détail de son programme, ce mercredi soir.

En meeting à Toulouse, l'ancien chef de l'Etat, devenu candidat à la présidence de l'UMP, a évoqué plusieurs sujets face à ses soutiens. Tout comme à Vélizy lundi soir, "Sarko" s'est de nouveau prêté au jeu des questions-réponses.

Quant aux idées avancées, elles ont largement dépassé le cadre d'une campagne interne partisane. D'aucuns diront qu'il se projette déjà vers 2017...

Adieu la réforme territoriale?

Toujours aussi critique sur François Hollande, l'ancien locataire de l'Elysée s'est attaqué au projet de réforme territoriale porté par son successeur. Une idée à laquelle l'ex-Président est vertement opposé, puisqu'il souhaite l'annuler dès que "les Français nous auront fait confiance".

"A la minute où les Français nous auront fait confiance, la carte électorale du rassemblement administratif des régions, on la supprime instantanément!", a affirmé Nicolas Sarkozy, acclamé par la salle.

Moins d'enseignants, payés plus

Autre annonce: si Nicolas Sarkozy a toujours dit vouloir réduire le nombre de postes d'enseignants, il a donné plus de précisions. "La rémunération des enseignants sera augmentée de 30%, et nous supprimerons 30% de postes d'enseignants", indique-t-il. La durée du travail des enseignants augmenterait elle aussi de 30% "pour aider en dehors de la classe les enfants en difficulté".

Il revient sur le discours de Grenoble

Depuis son retour officiel en politique et l'annonce de sa candidature pour la présidence de l'UMP, Nicolas Sarkozy a concédé qu'il avait fait des "erreurs" en tant que président de la République. Lors de son intervention au journal de 20 heures de France 2, notamment, l'ex-chef de l'Etat avait reconnu "avoir pu blesser des gens", ce qu'"il regrette".

A ce titre, il est allé plus loin, ce mercredi soir, revenant sur le discours de Grenoble, prononcé en juillet 2010, qui allait marqué un tournant très sécuritaire pour le reste de sa mandature. "Le fameux discours de Grenoble, je ne le referais pas pareil", a-t-il expliqué. Si "Sarko" a estimé qu'il avait raison sur le fond,"je ne le traiterais pas, dans les mots, de la même façon", a-t-il toutefois nuancé.

A. K. & Jé. M.