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Rassemblement pour Adama Traoré: le maire du 17e demande au préfet de "s'expliquer" après les incidents

Du mobilier urbain et des moyens de transports ont été incendiés

Du mobilier urbain et des moyens de transports ont été incendiés - GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Le maire du 17e arrondissement, où ont éclaté des incidents à la suite de la manifestation de soutien à Adama Traoré, met en cause la responsabilité de la préfecture de police.

Au lendemain du rassemblement qui a réuni plus de 20.000 personnes près du Tribunal de Grande Instance de Paris en hommage à Adama Traoré, dans le 17e, Geoffroy Boulard, maire de l'arrondissement, s'est ému des incidents et des dégâts qui ont suivi le rassemblement.

"C'est incompréhensible qu'on ait interdit hier matin cette manifestation, qu'elle se soit déroulée sous les fenêtres du tribunal, et qu'on ait eu des infiltrations de l'ultra-gauche qui est venue pour en découdre et pas pour défendre la cause d'Adama Traoré", a jugé l'édile sur BFM Paris.

"C'est la gestion du maintien de l'ordre qui est en cause"

Mardi soir, du mobilier urbain a été dégradé et incendié et des vitrines de commerces ont également été brisées. Des "dégradations très importantes" et des "scènes de pillages" qui demanderont "a minima des millions d'euros" de réparation, selon Geoffroy Boulard. Le politique se dit "en colère" et met directement en cause la préfecture de police de Paris.

"La préfecture de police a une grande responsabilité. Cette manifestation était interdite et on savait pertinemment que ça n'allait pas dissuader les gens de venir", a estimé le maire du 17e. C'est la gestion du maintien de l'ordre qui est en cause et je vais demander la responsabilité du préfet de police, je vais demander qu'il s'explique parce que j'avais prévenu."

Aux yeux de Geoffroy Boulard, "le dispositif policier était inadapté". "On entend beaucoup parler d'autorité, mais elle est fantomatique dans nos rues. Hier soir, des rues entières, des quartiers entiers, ont été livrés à eux-mêmes. Hier soir, on a été abandonné par l'autorité républicaine", a rajouté le maire.

Juliette Mitoyen