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Rassemblement à Strasbourg après l'agression d'un juif

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STRASBOURG - De 400 à 500 personnes se sont rassemblées à Strasbourg pour dénoncer l'agression d'un homme de confession juive vendredi dernier. Des...

STRASBOURG (Reuters) - De 400 à 500 personnes se sont rassemblées à Strasbourg pour dénoncer l'agression d'un homme de confession juive vendredi dernier.

Des élus locaux, des représentants des communautés juive et musulmane, et des simples citoyens, rassemblés lundi devant la synagogue de Strasbourg, ont dénoncé les "actes inacceptables" survenus dans le centre-ville.

Un homme de 38 ans, né en Algérie, a donné des coups de couteau et de barre de fer à un homme portant une kippa, le blessant à l'épaule et au visage. Agée de 42 ans, la victime a quitté l'hôpital vendredi.

"Il y a une espèce de terreau souterrain qui fait que les juifs deviennent des boucs émissaires faciles, et ce n'est pas spécifique à la France", a déclaré le président du Conseil représentatif des institutions juives de France, Richard Pasquier.

"Il est fondamental lorsque cette haine punitive réapparaît sous des formes diverses que les hommes de bonne volonté et de toutes origines luttent ensemble car le combat à venir, c'est un combat pour le vivre-ensemble", a-t-il ajouté.

Le grand rabbin de Strasbourg, René Gutman, a salué "l'élan de solidarité et de fraternité qui est monté ce matin jusqu'ici, un élan qui témoigne de notre vivre ensemble dans un combat qui n'est jamais assuré".

L'auteur de l'agression aurait dit à sa victime: "C'est ta faute si j'ai été hospitalisé", en référence à ses séjours en hôpital psychiatrique qu'il attribue à un "médecin juif".

Il a été mis en examen pour tentative de meurtre aggravée et écroué dimanche. Il appartient au juge d'instruction d'ordonner une expertise psychiatrique pour évaluer son degré de responsabilité pénale.

Les faits sont passibles de la réclusion criminelle à perpétuité.

Dans un communiqué, l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) "s'inquiète du climat délétère de violences racistes et antisémites" qui règnerait en France.

Dimanche, un septuagénaire a été agressé au gaz lacrymogène devant la synagogue de Nîmes, rapporte l'UEJF. La semaine précédente, la mosquée d'Istres et une boucherie halal de Marseille avaient été mitraillées.

Sonia de Araujo, édité par Jean-Baptiste Vey