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Producteur violemment frappé à Paris: Darmanin demandera "la révocation" des policiers mis en cause

Gerald Darmanin veut simplifier le système fiscal français.

Gerald Darmanin veut simplifier le système fiscal français. - Patrick Kovarik - AFP

Le ministre de l'Intérieur a fait savoir qu'il demanderait "la révocation" des policiers mis en cause dans l'affaire du producteur de musique violemment frappé dans son studio parisien samedi soir.

Quelques jours après qu'un producteur de musique a été violemment frapé par des policiers dans le XVIIe arrondissement de Paris, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a jugé les images de vidéosurveillance d'"inqualifiables" et "extrêmement choquantes".

"Ces images sont inqualifiables, extrêmement choquantes (...) Je demanderai la révocation (des policiers mis en cause) une fois que les faits seront établis par la justice", a déclaré Gérald Darmanin ce jeudi soir sur le plateau de France 2. "Ils ont sali l'uniforme de la République", a-t-il ajouté.

"Il ne faut pas toujours juger dans l'émotion"

Gérald Darmanin a ensuite relativisé le nombre de cas de violences policières transmis à l'IGPN (la police des police) en France. "Si on prend ces sanctions" aujourd'hui contre les policiers mis en cause, "c'est pour la victime bien-sûr mais c'est aussi pour protéger l'immense majorité des forces de l'ordre qui font leur travail", a ajouté le ministre. "Je voudrais dire aux policiers et aux gendarmes que je les soutiens", a-t-il ajouté, tout en les rappelant à leur devoir d'exemplarité.

Après les violences policières filmées lundi à Paris contre des migrants place de la République, Gérald Darmanin a balayé d'un revers de manche tout limogeage du préfet de police de Paris Didier Lallement, se défendant d'être "l'homme qui cherche des boucs-émissaires".

Interrogé à propos des images du journaliste brutalisé pendant cette évacuation, le ministre de l'Intérieur a considéré "qu'il ne (fallait) pas toujours juger dans l'émotion", et il a aussi signifié qu'il était "trés attaché à l'État de droit", alors que l'article 24 de la proposition de loi "Sécurité globale" prévoit de pénaliser la diffusion "malveillante" d'images des forces de l'ordre. Un article particulièrement contesté dans l'opposition.

Selon nos informations, Emmanuel Macron a échangé avec Gérald Darmanin ce jeudi au sujet des récents événements, afin de "mettre les points sur les i".

Jeanne Bulant Journaliste BFMTV