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Présidentielle 2022: Olivier Faure propose un "big bang" et de changer le nom du PS

Le premier secrétaire du PS Olivier Faure a posé la question d'un changement de nom de son parti.

Le premier secrétaire du PS Olivier Faure a posé la question d'un changement de nom de son parti. - Pierre Verdy - AFP

Le premier secrétaire du PS a posé la question d'un changement de nom de son parti, qu'il considère "aujourd'hui mal compris, rattaché à des mesures, des époques et qui ne dit plus ce que nous sommes devenus".

Le premier secrétaire du PS Olivier Faure a posé ce mardi la question d'un changement de nom de son parti, appelant à "provoquer un véritable big bang de la gauche et de l'écologie en 2021" en vue de la présidentielle l'année suivante.

Refusant que gauche et écologistes se présentent au scrutin "en ordre dispersé", il a estimé sur France Inter que "les socialistes eux-mêmes doivent accepter l'idée d'aller jusqu'au bout de leur refondation", alors que "le cycle ouvert par François Mitterrand en 1971 est achevé".

"Rassembler la gauche": Faure en appelle aux Français

Il faut "sans tabou nous poser toutes les questions", en particulier celle du "nom" du PS, un nom "aujourd'hui mal compris, rattaché à des mesures, des époques, et qui ne dit plus ce que nous sommes devenus". Mais aussi "la question des institutions propres" du PS, de son "fonctionnement, ses pratiques", et de son "projet".

Ainsi "les huit prochains mois doivent être consacrés à définir ce pour quoi nous nous battons, pour qui, pour quoi nous sommes encore là", avant d'ensuite "rassembler la gauche", a souhaité Olivier Faure.

Détaillant une feuille de route, il a proposé que chacun vienne "avec son propre projet", notamment les écologistes, avec l'objectif de "trouver des terrains d'accords", et "si des désaccords persistent, les Français eux-mêmes viendront trancher": les "propositions" seront "mises en débat" et "soumises aux Françaises et aux Français" qui, à leur tour, pourront dire s'ils "ont mieux" à proposer. Et "si c'est mieux, nous prendrons ce que vous dites", a-t-il promis.

Interrogé sur la possibilité d'une candidature de l'ancien ministre socialiste Arnaud Montebourg, il a critiqué "toutes celles et ceux qui cherchent à construire non pas du collectif mais des candidatures individuelles". Evoquant la candidature déclarée du leader de LFI Jean-Luc Mélenchon, il a estimé que "toutes les candidatures solitaires sont des machines à perdre".

S.B.-E. avec AFP