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Présidence de l'UMP: les trois choses à savoir sur le scrutin

Le scrutin s'ouvre vendredi soir pour élire le président de l'UMP (Photo d'illustration)

Le scrutin s'ouvre vendredi soir pour élire le président de l'UMP (Photo d'illustration) - Kenzo Tribouillard - AFP

De vendredi à samedi soir, plus de 260.000 militants vont voter pour élire le président de l'UMP. Comment fonctionne le scrutin? Réponse en trois points.

Deux ans après le fiasco du duel Fillon-Copé, les adhérents de l'UMP s'apprêtent à voter de nouveau pour élire le président du parti. Qui est candidat? Les prétendants sont-ils aussi en lice pour la primaire de 2016, pour la candidature de l'UMP à la prochaine présidentielle? Comment le vote va-t-il se dérouler? Tour d'horizon des questions autour du scrutin de ce week-end.

> La présidence de l'UMP et la primaire, quelle différence?

Samedi, c'est le président de l'UMP qui sera élu par les militants. Trois figures du parti sont candidates: Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire et Hervé Mariton. 

En parallèle, une autre campagne électorale est lancée: celle pour la primaire de 2016, que l'UMP devrait organiser pour choisir son candidat à l'élection présidentielle de 2017. La liste des candidats n'est, elle, pas encore arrêtée. Alain Juppé s'est déjà déclaré candidat, tout comme François Fillon. Nicolas Sarkozy n'a pas encore annoncé officiellement sa candidature, même si les ambitions de l'ancien président semblent ne faire aucun doute.

Quant à Bruno Le Maire, il ne s'est pas encore exprimé non plus. Pour l'instant, c'est la présidence de l'UMP qui compte, répète-t-il à qui veut l'entendre. Mais il assure aussi dans Le Monde que "la présidence du parti est incompatible avec la primaire". S'il veut se présenter à la primaire, le président de l'UMP devra donc démissionner, selon lui.

> Qui va voter?

Samedi, seuls, les militants auront le droit de s'exprimer. Il s'agit des adhérents de l'UMP qui sont à jour dans le paiement de leur cotisation entre le 31 décembre 2013 et le 30 juin 2014. Ils seront exactement 268.341 à exprimer leur vote. Mais qui sont-ils, et quelle tendance vont-ils choisir? C'est la grande inconnue de ce scrutin. Les sondeurs le reconnaissent eux-mêmes: les partis politiques français ne communiquant pas leur fichier, difficile pour les instituts de sondages de mener des enquêtes précises quant au vote des militants. Si une majorité de sympathisants jugent la campagne de Bruno Le Maire meilleure que celle de ses concurrents, cela ne signifie pas pour autant qu'ils voteront pour lui le jour de l'élection.

> Comment les adhérents vont-ils voter?

Pour éviter la fraude, les instances de l'UMP ont décidé d'organiser un vote électronique. Pour cela, chaque votant a reçu un numéro d'adhérent, un code d'accès et un mot de passe, et pourra donc voter de son ordinateur, de sa tablette, ou même d'une permanence: l'UMP a prévu de mettre au moins un bureau de vote à disposition par département. Le vote par procuration est interdit.

Craignant des bugs, Bruno Le Maire et Hervé Mariton ont réclamé à la Haute autorité de l'UMP la publication des résultats département par département. Mais cette dernière, dirigée par la constitutionnaliste Anne Levade, a refusé, notamment pour des raisons financières. Seul un résultat national sera donc disponible samedi.

Le premier tour commence vendredi 28 novembre à 20h, et doit se tenir jusqu'à samedi 29 à 20h. Si aucun des candidats n'a obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés, un second tour sera organisé, du vendredi 5 novembre à 20h au samedi 6 décembre à 20h.

Ariane Kujawski