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Pour Royal, "la police est mise sous pression par un gouvernement qui mène des politiques antisociales"

L'ancienne finaliste à l'élection présidentielle de 2007 était interrogée au sujet de la police, qu'elle juge "épuisée" en raison des missions de maintien de l'ordre.

Passée de fervent soutien à contemptrice de l'exécutif, Ségolène Royal n'a pas manqué d'égratigner le gouvernement et le chef de l'Etat ce mercredi matin, sur BFMTV-RMC. Interrogée sur la police, alors que les manifestations contre les violences policières et le racisme au sein de cette institution se multiplient, l'ancienne candidate socialiste a fustigé l'épuisement des forces de l'ordre.

"La police est épuisée"

Une fatigue qu'elle attribue directement à la ligne politique tenue par Emmanuel Macron:

"Ils (les gendarmes et les policiers, NDLR) ont subi les gilets jaunes, ils ont subi les mouvements retraites, on leur a demandé de contenir les manifestations pourtant extrêmement justifiées dans l'hôpital public... C'est-à-dire que la police est mise sous pression par un gouvernement qui mène des politiques antisociales, ces politiques antisociales qui conduisent à des mouvements sociaux", a tancé l'ancienne ministre de l'Environnement.
"Et donc aujourd'hui on a une police qui est épuisée. Épuisée par le maintien de l'ordre et ce gouvernement est responsable, ce président est responsable. (...) Si on arrête les politiques antisociales, on arrête les mouvements sociaux", a-t-elle insisté.

Mardi, en déplacement à Évry (Essonne) Édouard Philippe a tenté de calmer la polémique qui enfle sur les violences policières. Le Premier ministre a appelé au "respect et à la confiance" vis-à-vis de la police, mais aussi à "l'exigence", dans un contexte de très grande émotion, consécutive à la mort de George Floyd aux États-Unis, et le retour en France de l'affaire Adama Traoré.

Clarisse Martin