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Pour Jordan Bardella,"ceux qui se prétendent antiracistes sont les réels racistes aujourd'hui"

Le député européen Rassemblement national estime par ailleurs qu'Emmanuel Macron et Christophe Castaner sont "à genoux devant des minorités".

Une onde de choc a atteint le monde entier après la mort le 25 mai de George Floyd, un Afro-Américain asphyxié par un policier blanc. Dans de nombreux pays, y compris la France, des manifestations contre les violences policières et le racisme ont lieu.

Dans l'Hexagone, la première et plus massive d'entre elles s'est tenue il y a dix jours devant le tribunal judiciaire de Paris, en mémoire de George Floyd et d'Adama Traoré, un jeune homme mort aux mains des gendarmes en juillet 2016, et dont la famille se mobilise depuis sa mort.

"L'État français se fait humilier"

Une mobilisation que Jordan Bardella voit d'un très mauvais oeil. "Ca fait une semaine que dans notre pays l'État français se fait humilier", est allé jusqu'à dire le vice-président du Rassemblement national (RN), invité de BFMTV-RMC ce jeudi matin.

Pour lui, Emmanuel Macron et Christophe Castaner sont "esclaves de tous les communautarismes" et "sont aujourd'hui à genoux devant notamment la famille Traoré", citant le fait qu'Emmanuel Macron aurait demandé à la garde des Sceaux Nicole Belloubet de recevoir la famille du jeune homme décédé, ce que le ministère de la Justice a démenti.

Castaner "est à plat ventre devant des minorités"

La famille d'Adama Traoré a lancé un nouvel appel à se mobiliser samedi. Pour le député européen, cette manifestation "devrait être interdite", s'appuyant notamment sur le fait que "ça fait trois mois qu'on impose des règles de confinement aux Français".

"Le ministre de l'Intérieur est à plat ventre, à genoux devant des minorités qui hurlent leur haine de notre pays, leur haine de la police, le job du ministre de l'Intérieur, ce n'est pas de jeter l'opprobre sur la profession, ce n'est pas d'humilier des policiers et des gendarmes comme il l'a fait", juge Jordan Bardella, évoquant Christophe Castaner, qui, lundi, a prôné une "tolérance zéro" du racisme parmi les forces de l'ordre".
"Aucun raciste ne peut porter dignement l'uniforme de policier ou de gendarme (...). Aussi, j'ai demandé à ce qu'une suspension soit systématiquement envisagée pour chaque soupçon avéré d'actes ou de propos racistes", avait indiqué le ministre de l'Intérieur au cours d'une conférence de presse.

Jordan Bardella a asséné avec virulence que selon lui, "ceux qui se prétendent antiracistes sont les réels racistes aujourd'hui". "Moi je combat cette ethnicisation de la société française (...) cette sédition de la société française, à l'image de la société américaine, où chacun se définit par sa couleur de peau". 

Clarisse Martin