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Pour Gérard Collomb, la task force contre le terrorisme "n'est pas une force spéciale mais une coordination"

Invité de BFMTV et RMC ce mercredi matin, le ministre de l'Intérieur a tenté de définir la "task force" contre le terrorisme dont Emmanuel Macron a promis la mise en place.

Gérard Collomb était ce mercredi l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC. Après l'attentat de Manchester lundi soir, le président de la République avait annoncé la tenue d'un nouveau Conseil de défense ce mercredi dans la matinée. 

Cette réunion "permettra d'avancer sur la constitution d'une 'task force' anti-Daesh", qui a revendiqué l'attentat-suicide de Manchester, "sur la plus grande coordination de nos services de renseignement et le renforcement des moyens qui sont d'ores et déjà déployés", a indiqué le président.

"Une coordination qui permet d’agir mieux sur le terrain"

Le ministre de l'Intérieur, interrogé par Jean-Jacques Bourdin, a tenté de définir plus précisément cette cellule, qui figurait dans le programme d'Emmanuel Macron lorsqu'il était candidat à l'Elysée. 

"Ce qu’il (Emmanuel Macron, ndlr) veut, c’est que le président de la République puisse être informé en temps réel, donc pouvoir avoir communication toutes les semaines de l’état du danger dans notre pays, de l’organisation des services, de manière à ce qu’il n’y ait pas de bug comme on a pu en avoir par le passé. Mais en même temps, ce qu’il dit c'est 'chaque ministre est responsable et ce n’est pas moi qui vais être le commandant suprême, c’est à vous d’organiser, de pouvoir agir sur le terrain'", a expliqué Gérard Collomb. "C’est pas une force spéciale, c’est une coordination qui permet d’agir mieux sur le terrain", a-t-il précisé. 

Fluidifier l'organisation

Le travail de cette cellule ne se concentrerait donc pas à l'Elysée sur différents échelons. 

"Le problème c’est d’essayer de faire converger un certain nombre de forces qui existent sur le territoire", a poursuivi le ministre. "Théoriquement, c’est la force sur le terrain la plus proche qui doit agir et prendre le commandement. Mais ce qui est vrai en théorie ne l’est pas toujours dans la réalité. Quelques fois on a une organisation en silo, et donc ça supprime un peu de la fluidité entre les différentes forces". "Il va falloir que l’on soit en coordination, pas simplement au sommet, mais à tous les échelons", a-t-il ajouté. 

Charlie Vandekerkhove